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 La Grande Evasion - Partie 1 : Libérer la Horde

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La Volonté de Kaen
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Date d'inscription : 20/09/2009

MessageSujet: La Grande Evasion - Partie 1 : Libérer la Horde   Ven 7 Sep - 0:11

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

Un crissement ... ce bruit de crissement, dans ces ténèbres ... un bruit faible comparé aux hurlements et aux pleurs de toutes ces cellules ... bon sang toutes ces cellules. Tout ce désespoir, l'odeur de sang est encore palpable. Un des "pensionnaires" s'est ouvert la gorge, en utilisant un morceau de céramique taillé. Il aurait pu mettre fin à sa vie de manière plus simple, comme les autres font : un drap et on se brise le cou. Celui là avait tellement de haine envers les gardiens qu'il avait décidé de ne pas s'en aller proprement. Il voulait que lorsque les gardiens viendraient prendre son corps, qu'ils aient envie de vomir. Bizarrement, ceux ci n'ont pas eu l'air si ennuyé. Ceux qui pestaient étaient en fait les agents de nettoyage à cause de la difficulté de virer le sang de ce béton. Au final, ils ont laissé certaines traces ... On peut donc dire que c'est un échec cuisant. Mais l'un de ses voisins de cellules, lui a trouvé la solution pour faire chier les personnes qui devront nettoyer. Certes cela fait 1 an et demi qu'il est dessus mais cela restera dans le béton de ce lieu maudit.

"... comme Laradek, disciple de Galu, Seigneur de Radion, son âme perverti par l'or de son savoir et ..."

L'homme de cette cellule, à l'aide d'une sorte de morceau de métal, avait commencé à graver des textes saints sur tout les murs de sa cellule. Des citations de Marmin, Galu, Jialle et Horini. Des messages d'espoir, de détermination et de force de foi, habillaient les murs, certains avaient même été encrés dans l'histoire avec du sang du propriétaire. Non pas qu'il le voulait, mais les premiers jours où il avait commencé son oeuvre les gardiens avaient peu apprécié le son constant du métal grattant la pierre. Ils l'avaient tabassé et régulièrement et l'avaient envoyé plusieurs fois à l'hopital, mais cela n'avait pas stoppé son oeuvre. En prison, l'esprit est l'ennemi, tout comme le temps qui passe. Rester focalisé, rester concentré, une tache à la fois. Sur la tenue du prisonnier on pouvait voir le matricule 102-052-365. Le raclement était, depuis des mois, devenu un bruit de fond auquel tout le monde s'était habitué, tout comme les quelques phrase venant de la bouche de celui ci, relisant son oeuvre.

"... la mort écartée de son chemin, il n'en perdit pas sa peur, car plus on possède et plus on craint de le perdre. La longévité ce cadeau empoisonné. Déesse, brule tout ce que je possède et arrache moi tout ce que j'aime, je ne connaitrais plus la peur et serais immortel ..."

L'heure, c'était difficile de savoir l'heure dans cette prison, enfoncé à plusieurs dizaines de mètres sous le sol. Pas n'importe quel sol d'ailleurs. 365 savait que les geôles étaient enfoncé dans un sol plein de Miriate, cette foutue pierre empêchant de créer des sceaux sans risquer de perdre des morceaux. Si ca n'avait pas été cette chape, il aurait déjà fuit depuis longtemps. L'affaire était donc devenu difficile. Bizarrement, le temps, ce temps qu'il n'arrivait pas à calculer avec précision, était son principal ennemi. "5 min ? Il peut s'en passer des choses en 5 min" lui avait dit 232, sa voisine de cellule. Il lui avait répondu "Je prierai la Déesse pour qu'elle nous aide alors". Prier, c'était donc tout ce que savait faire 365 ? En un sens, c'était tout ce qui lui restait, et il s'y accrochait envers et contre tout. L'heure approchait, 365 le sentait, concentré sur son texte, il sentait les mouvements des gardes dans la prison. La relève allait bientot se faire. Le signal était près à se lancer alors il se dépêcha de terminer sa phrase, son ultime phrase.

"... le silence se fit entendre alors que la vague apparaissaient au loin, car tel était le chatiment de la Déesse envers les impies, les incroyants et les forces du Mal : Un ras de marée purificateur"

Le bruit de raclement cessa alors. Toutes les voix cessèrent par la même occasion, ils attendaient, ils écoutaient. Les gardiens furent d'ailleurs surpris par ce silence de mort alors que tout les yeux étaient rivés vers le ciel. Ils ne cherchaient pas forcément quelque chose, ils attendaient le bruit. C'est alors qu'un bruit d'écoulement se fit entendre dans les murs. Doucement, 365 s'était rapproché de sa couchette et avait retiré l'une des barres qui servaient à retenir le matelat pourri de sa cellule. Cette barre, il l'avait retiré il y a plusieurs mois et l'avait limé sur le sol pour en faire un pieu parfait. De partout dans les cellules, les pensionnaires étaient en train de récupérer des armes bougeant tels des loups dans les ombres. L'un des gardiens, troublé par la disparition de bruit s'approcha de la cellule de 365 et comprit que trop tard que c'est exactement qu'il attendait. Le pieu en métal fusa droit vers le gardien pour lui transpercer son torse et s'écraser contre la porte de la cellule d'en face, celle de 411.

"C'est pas ton jour de chance, pas vrai mec ?" dis alors 411, un homme sec, pourvu d'une barbe longue de plusieurs années

411 était l'un des instigateur du plan d'évasion, et pour cause, il était celui qui connaissait le mieux le camp pour avoir tenté 12 fois de s'évader de l'endroit. Et avait réussi à atteindre une seule fois la surface où il avait été stoppé. Il connaissait mieux que quiconque la disposition de la zone. Il n'y avait qu'un seul petit problème avec lui. Même s'il n'était pas le plus fort, ni le plus rapide, ni même le plus puissant.


*Craquement affreux retentissant dans le long couloir*

411 était un tueur d'une efficacité redoutable et sa manière de tuer était d'autant plus efficace qu'elle était sale. Chacun des os du gardien venait d'être broyé ... ou plutot détruit. Qui irait se douter qu'un homme puisse maitriser ainsi la structure du calcium dans les os d'une personne. Cela faisait froid dans le dos. Mais les états d'âmes n'avaient que peu d'importance en cet instant. Le craquement n'avait semble-t-il pas encore attiré l'attention et la relève était en train de se faire, cela laissait alors pas loin de 3 minutes de silence pour faire grandir la vague. Tranquillement, 411 prit les clés du gardien du bloc, clé que 365, par sa télékinésie, fit voler jusqu'au bout du couloir. Là bas, un autre prisonnier, 729 prit le relais et, même s'il ne possédait pas la même puissance que 365, avait bien assez de précision pour placer la clé dans le système d'ouverture du bloc et déverrouiller les cellules. Ce ne fut d'ailleurs pas évident pour 729 de maitriser son don. Celui ci s'étant déclaré pendant ses années de FAC, il avait été tout de suite repéré par ses camarades et n'avait eu le temps de maitriser les subtilité de son nouveau talent. Il fallut alors toutes l'expertise de 365 pour lui apprendre, pas forcément la puissance mais au moins la finesse nécessaire pour un tour aussi complexe. Toutes les portes s'ouvrirent alors dans un concerto de mécanisme qui ne manqua pas de faire naitre un sourire sur les visages des détenus. Le premier pas vers la liberté. Il fallut plusieurs seconde pour les prisonniers, non prévenus de l'opération, pour comprendre ce qui se passait. Lorsque le premier mit la tête hors de sa cellule, il voyait alors les instigateurs, au nombre de 7, en train de s'approcher de la porte. Ils avaient chacun récupéré une arme, certaines étaient fabriquée mains, d'autre récupéré sur le garde mort, laissé sur le sol, se qui reste se son cerveau en train de couler de ses oreilles.


"729 et 365, vous savez ce qui vous reste à faire, les autres avec moi" Dis 124, sa chevelure rasée lui donnant une apparence de jeune garcon

D'un hochement de tête, les deux partirent alors en une direction totalement opposée du reste du groupe. Être coordonné, être efficace, être minuté, 124 était celle qui avait mis en place la stratégie. Jadis, elle avait été un soldat dans l'armée de James Mac Pherson. Elle racontait même qu'elle avait été dans un commando spécial qui agissait en semi-indépendance. C'est d'ailleurs cette semi-indépendance qui lui avait valu cette semi-protection lorsqu'on la confondit pour le meurtre d'un membre du HCC. Ses dons n'ont été découvert qu'après son arrestation. Quoiqu'il en soit, elle savait comment aller réagir les forces de sécurités pour les avoir bien souvent esquivées ... ca et aussi parce qu'elle l'avait vu. C'est suivant sa vision, que 729 et 365 avancèrent derrière les couloirs, suivant un itinéraire strict. Au loin, déjà les prisonniers se sont remis de leur surprise et hurlent, pleurent, courent dans les couloirs cherchant une sortie dans ce dédale. Comme le disait 411 "Ce sont les imbéciles utiles". Le terme n'était pas très flatteur mais pour le moins véridique. La minutes d'avancée se terminèrent devant une mur. 365 fit une fois encore léviter son pieu de métal, toujours maculé du sang du gardien, avant de prendre de l'élan et de le lancer, à une très grande vitesse sur l'endroit qu'on lui avait indiqué. Le mur se craquela pour faire tomber des morceaux de briques sur le sol. Le bruit avait il attiré l'attention ? Il fallait espérer que la diversion faisait son role. Deux projection de pieu plus tard, le trou était assez grand pour faire passer un homme alors 729 s'y engouffra. Usant de la maglite du gardien, il se mit à trafiquer on ne sait quoi. 365 n'avait pas le temps d'y penser. Des pas s'approchaient par le couloir. Il se mit alors à enserrer les débris de murs qu'il avait produit et attendait. Lorsque le premier maton apparut, celui ci eu l'honneur de gouter à une pierre de 20 kilo lancée à pleine vitesse sur son torse. Le suivant se fit alors empaler par le pieu.

"729 ? Il serait temps de te presser sinon notre planning risque de s'en prendre un sacré coup"

"Je ... je sais ... C'est juste que sans outils c'est ... très ... très ... *bruit de métal qui lache* Chiant ..." soupira de soulagement 729

Un tir fusa non loin de 365, signe qu'il n'avait plus la surprise et que les gardiens étaient armé pour réprimer le soulèvement de leur bloc. Il fallait que 729 se dépêche. Cherchant partout, 365 ne trouvait aucun moyen de se couvrir, jusqu'à ce qu'il voit une autre porte s'ouvrir pour laisser passer des gardiens. Ceux ci avaient compris qu'il valait mieux être à couvert et faisait passer uniquement passer son revolver pour en pas risquer de se manger un projectile. Mais il avait oublié quelque chose. La télékinésie ne se limite pas aux objets totalement mobile. Enserrant la porte dans son pouvoir, il la claqua avec violence, sur le bras de son agresseur. Celui ci, se tordant de douleur ne se rendit pas compte qu'il s'était légèrement avancé. Du coup, ce fut sa tête qui rencontra, cette fois, la porte de métal quand elle se referma une fois de plus. Cela avait laissé le temps à 365 d'armer son pieu pour le lancer sur les deux gonds de la porte avant de l'arracher avec violence pour la ramener jusqu'à lui. Un bouclier de fortune certes mais cela devrait suffire. Du moins, il l'espérait.


"Bordel, mais tu prends le thé là dedans où quoi ?"

"Je t'assure que quand tu me mets la pression ca ne m'aide pas, 365, mais alors vraiment pas"

Les balles se mirent à ricocher contre la plaque de métal, les impacts apparaissant de l'autre coté ce qui était rassurant, en un sens, mais aussi horriblement stressant. Pourquoi ? Comment savoir quand la porte cessera-t-elle de résister aux projectiles ? D'autant plus que ceux ci se font de plus en plus nombreux. La pression devient tellement difficile à tenir que 365, laisse la base de sa protection toucher le sol pour réduire le poids à porter et se focaliser sur la déflexion. Les bruits d'impacts retentissent et assourdissent à moitié le télékinésiste. Ses machoires se crispent et de sa bouche sort un grognement comme lors d'un effort difficile. Mais il ne lache rien, il sait que s'il le fait, il sera à découvert et abattu comme un chien. Mais son instinct le met alors en garde. Quelque chose est en train d'arriver derrière lui. En son esprit, 365 priait pour que son compagnon se dépêche.

"J'y suis presque" dis 729

Mais 365 n'en avait plus rien à faire. Il devra agir vite, réfléchir à son action, préparer, et mettre en place. Il voyait les actions qu'il devra alors entreprendre pour se sortir de ces ennuis. Il voyait la manoeuvre, il voyait le danger, il voyait combien il risquait sa vie. Celle ci était dans la main de la Déesse.


"Déesse, donnez moi la force de braver la mort où qu'elle se trouve et de combattre pour la justice là où tout le monde l'a abandonné. Que ma visée soit juste et que mon ennemi s'efface de mon chemin. Ô miséricordieuse Déesse, puisses tu me juger digne de votre regard"

365 prit alors une impulsion et courut pour s'écarter de la porte alors que celle ci commencait à tomber. Le temps ralentit alors que ses pas résonnent dans le couloir et qu'il aperçoit, à cette distance, des étincelles formé par les balles éclatant sur la paroi de métal. Il est à quelques mètres du premier croisement quand il voit arriver trois gardes qui ne s'attendaient pas à le voir courir vers eux et surtout tomber devant eux.

"CA Y EST !" Hurle 729 alors que les lumière au bout du couloir s'éteigne une à une.

La vague de ténèbres font alors sur les trois garde alors que 365 continue de chuter. Non, il ne chute pas car son corps vrille légèrement pour se retourner vers la porte de métal qui est maintenant à 45° maintenant. Les bras du prisonniers sont tendue vers elle, comme s'il la tirait de toutes ses forces. Sa machoire est serrée et les muscles de son visage crispés, il semble produire un effort surhumaine. Mais ce n'est pas ses muscles qui porte l'objet, c'est sa magie. Et c'est cette dernière qui semble lancer ce qui servait à peine de bouclier droit vers les trois gardiens qui la voyaient arrivée comme le fer de lance de l'ombre qui leur arrivait dessus. 365 sentit alors son nouveau projectile lui passer à quelques centimètre des visages avant que ses trois cibles soufflent, la respiration coupée par la porte arrivant à pleine vitesse. Le choc leur fit alors lacher leur armes, ou plutot lancer. Ces dernière passaient juste au dessus du télékinésiste qui ne pouvait laisser passer une telle occasion. Sa magie enserra alors aussitot les deux armes pour les pointer vers les gardiens à l'autre bout du couloir. Les ténèbres étaient alors totale quand, les maglites des gardiens s'allumèrent. Des flashs illuminèrent les ombres, fixant dans la vision de tous des corps comme s'ils étaient pris en photo. Celui d'un jeune prisonnier en train de courir à l'opposé de la lumière. Ceux de gardien en train de se demander ce qui se passaient. Celui d'un prisonnier, qui faisait parler la poudre. IT'S PAYBACK TIME !
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La Grande Evasion - Partie 1 : Libérer la Horde

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