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 Chaos Theory Partie 1 : Rain

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Alexei Orlov

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MessageSujet: Chaos Theory Partie 1 : Rain   Lun 10 Juin - 23:44

La pluie tombe sur Nephta. Une pluie que personne n'avait prévu à vrai dire. Quand on pense à la technologie démentielle du Centre, des miracles de distorsion et de gravitation, ne pas réussir à prévoir un tel déluge ... c'était une grosse claque dans le milieu météorologique. Sur les écrans géants de la Seconde Couronne, c'est d'ailleurs un titre des éditions de 19h.

"Le temps est il devenu fou ? C'est la question que ce pose certains scientifiques qui ne comprennent toujours pas la brusque série d'averses qui s'abattent sur la capitale. Une pluviométrie record en l'espace de seulement 4 jours inquiètes et fait naitre de nombreuses théories des plus techniques aux plus fantasques. Alors résultante des Portails de Sceaux de plus en plus nombreux, Gaz à effet de serre ou Colère Divine, les avis divergent. Un reportage de Olivia Statora"

Bien peu de personnes regarde l'écran à cause des intempéris. [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] abrités sous les haut-vents de quelques magasin. Il faut dire que ceux qui veulent tenter de combattre la tempêtes subissent la punitions de l'heure orgueil en sentant leurs vêtements et sous-vêtements devenir humides et inconfortable.

Dans une des ruelles des pas se font entendre, des bruits de pas lourd et rapides, des pas de fuyards. Un homme court pour sa vie. Un homme qui balancent des poubelles derrière lui pour ralentir ses poursuivants. Il voit le bout de la ruelle devant lui et les lumière de l'écran géant de Othar Street, une rue bondée, une rue pleine de citoyens caché sous des parapluies. C'était son plan, se noyer dans la foule pour perdre son poursuivant. Il n'est plus qu'à 50 mètres ... 20 mètres ... 10 mètres ... Il entre dans la rue.

Soudain quelque chose heurte sa jambes sans qu'il ait temps de voir sur quoi. Il perd pied, tombe en avant et s'écrase devant tout ces gens qui se sont écartés et forment une barrière de curieux qui ne s'attendaient pas à ca. Le fuyard sent une douleur qui le lance et lui paralyse la jambe, mais il n'abandonne pas. Il tente de se relever mais les pas de son poursuivant son trop près. Le pied de se dernier s'appuie sur son dos. Un homme en noir, un trench coat totalement détrempé sur les épaules. Il ferait presque plus tache que le mec en train de se faire plaquer. Le jeune homme de 20 ans "so 3eme Couronne" comme le pense la plupart des jeunes qui sont en train d'observer l'opération. Une foule dont il est peu habitué. Essoufflé, il fait tout de même son job


"Police de Nephta ! ... pfff ... Bill Arts vous êtes en état ... en état ... d'arrestation ... pour trafic de Jinova ... Violence sur agent ... refus d'obtempéré ... et pour avoir salopé mon costume"

"Ca va aller petit, reprend ton souffle, je vais lui lire ses droits"
dit une voix qui vient de derrière le policier old school.

Celui ci est un homme d'une cinquantaine d'année, un vieux briscard au crane rasé et au sourire narquois dans une veste en synthécuir anti pluie lui donnant presque l'apparence d'un motard. Il ne semble pas mouillé le moins du monde, pas la moindre goutte. Pire, il a un café dans la main gauche et une matraque télescopique dans la main gauche. Son sourire en coin accroché à ses lèvre, il pose la matraque sur la nuque du prisonnier


"Tu t'attendais pas à ça, hein ?"

"Putin vous savez pas ce qui vous attends quand mon avocat me sortira de là je m'occuperai de vous bande de cowboy"

"C'est ca mais avant ca mets tes mains derrière le dos. T'as le droit de garder le silence alors te gêne pas. Tout ce que tu diras pourra et sera retenu contre toi. T'as le droit de demander un avocat, si t'en a pas, on trouvera bien quelqu'un. Mais je me doute que t'es assez friqué pour te trouver une raclure qui voudra bien te défendre, hein ? Et si tu veux t'occuper de nous, te gêne pas, j'aurais plaisir à t'éclater ton autre genoux ... yepekai pauvre con"


Le fuyard obtempère, laissant le jeune mettre les menottes. Après un appel pour un panier à salade, les deux policiers se mettent à l'abri en espérant que ca se calme. Un silence se fait alors que le jeune est en train de tenter de s'essorer un minimum devant le sourire du vieux briscard. Au premier regard le vétéran se retient de rire devant l'énervement de son collègue :

"Quoi ?"

"Tu savais qu'il allait passer par là et tu m'as laissé le courser"

"Je pensais que tu me le laissais pour faire un peu de jogging, je pouvais pas deviner que tu allais à sa poursuite ... j'ai dit jogging ? J'aurais du dire piscine hahaha"


C'est trop pour le vétéran qui se met à rire bien ouvertement devant le regard de plus en plus noir de son collègue qui ne prend pas la situation avec autant de philosophie

"Ha ... ha ... ha ... John tu me fais éclater de rire vraiment"

"Rooo allez Ben, relax. On a choppé l'enfoiré, non ? Tu devrais te détendre un peu au lieu de te soucier de tes fringues. Peut être que ca te fera changer de style"

"Mon style me plait, John. Mais merci de t'en soucier ... mais c'est pas le jour à me saloper mes fringue aujourd'hui"

"Pourquoi ? Tu vois ta copine ?"

"Pire ... je vois mon frère"



******


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] le jeune inspecteur fait encore plus tache que dans son nouveau district. Le Maitre d'hotel du Light, un restaurant hors de prix, le regarde avec une expression pédante. Il manqua même de le faire accompagné à la sortie par des gros bras, si Ben n'avait pas sortit son passeport spécial et forcé le gardien des lieu à regarder ses réservations

"Orlov ? Aaah oui bien sûr ... où avais je la tête ? Pardonnez moi Monsieur. Il vous attend dans le salon bleu, Monsieur. Passez un excellent repas, Monsieur. J'admire votre tenue, est ce la nouvelle mode à Dénéo 6 ?"

"Oh, vous saviez pas ? C'est juste la mode Nephta de cette été (connard ...)"

Le jeune Benedict a une certaine envie d'envoyer un pain à ce hautain personnage qui, il peut le parier, vient de changer de couleur de vêtements et de cheveux. L'endroit s'appelle le Light par son concept ultra tendance il y a quelques années, celui de baser sa déco et son ambiance sur des couleurs. Passant devant la porte du salon Rouge l'inspecteur remarqua qu'il réserver aux couples, et on y voyait des amoureux, plus ou moins légitimes, entrer dans des costumes qui agressé le sens de l'esthétique de Benedict.

La lumière qui semble s'échapper de la grande pièce était semblable à des dizaines de flammes rouges dansantes, hypnotiques. La musique s'apparente à celle d'un violon et les odeur, qui lui rappellent la rose et les épices, sont enivrantes comme si elles tentent de se frayer un chemin dans son esprit pour le détendre et jouer sur ses émotions. Un sensation qui fait tout de suite reculer Bénédict, croyant qu'il s'agissait d'une sorte de drogue.

Reculant, il se trouva devant l'entrée du Salon Vert. Là la lumière ne danse pas, elle n'envoute pas, elle semble balancer faiblement, comme l'herbe battue par une brise légère. La musique est un savant mixe de guitare, de bass et percussion soft s'insinuant avec une redoutable efficacité dans l'esprit du jeune inspecteur. Cette odeur d'herbe fraichement coupée est apaisante. Une sensation étrange qui, alliée à la panique de la découverte, s'équilibre pour continuer son chemin jusqu'au salon Bleu.


"Qu'est ce que c'est que cet endroit, bon sang ? Ils sont fou dans cette Couronne ?"

Peut être est ce le cas, peut être est ce à cause de ces habitude bizarre et ces raffinements d'un autre monde que le gens du Centre sont aussi ... "spéciaux". Mais peu importe l'écrin de ses retrouvailles avec son frère, Bénédict ne l'avait pas vu depuis presque 10 ans. Depuis son départ pour Ushu. Ils avaient continué de se parler par lettre mais jamais il n'avait pu le revoir. Non pas que Xi'Or soit loin, mais ce monastère cultivait l'éloignement pour se recentrait sur la spiritualité. Un éloignement qui fit d'ailleurs rire légèrement le jeune officier de police quand il entrait dans le salon Bleu. L'espace d'un instant, il crut se retrouver sous l'eau. Ces effets de distorsion de lumière, cette gravité qui avait changé subitement et surtout le mobilier fait de bulles de liquides enfermés dans des champs qui s'adaptaient au corps humains. Du moins en théorie car Bénédict voyait son frère crispé sur son siège, comme si un mouvement pouvait le faire glisser.

D'un mouvement de main, le jeune apprenti prêtre signala sa présence. L'odeur d'écume était troublante alors que l'ambiance sonore était un mélange de champs de baleines, de femmes et de sont de flutes très fins. Une ambiance intime, calme légère ... une ambiance light quoi. La particularité de ce Salon, ce n'est qu'après avoir rejoins son convive que Bénédict la découvre. En effet, alors qu'il se rapprochait de sa table-bulle, c'était comme si sa psyché se coupait du reste des tables, comme s'ils étaient isolé dans leur propre bulle. Il n'a même pas eu le temps dire quoi que ce soit que déjà son frère lui disait


"Bordel, merci d'être venu, je restais pas dans ce restaurant seul encore 5 minutes"

"Haha tu as du mal avec la technologie, Alexei ? Ils ne te préparent pas au Luxe dans ton monastère ?"

"Je viens de redécouvrir le gout d'autre chose que du riz, et de l'eau. Alors t'imagine un peu"

"Pourquoi tu m'as invité ici alors ?"

"Bah j'aurais bien voulu aller chez Petrov pour remanger ses Glabuskis, mais la 3eme Couronne c'est trop loin pour mes chaperons. Ils m'ont demendé de rester à deux pas du Sanctuaire pour éviter que je ne me laisse trop perturber avant ma cérémonie"

"Et donc ?"

"Et donc c'est de la merde, là je suis en train de paniquer dans ce restaurant de dingue"


Un sourire sur les lèvres de son Bénédict transforme la dernière remarque d'Alexeï en une situation comique. Les deux frères avaient vraiment choisi le pire endroit au monde pour se retrouver. Mais cela permis de tout de suite briser la glace. Une fois brisée, le flot de parole devint quasiment interminable, des souvenirs qui n'avaient pas été posé sur le papier, des sentiments qui revenaient, des regrets, ... 10 ans rattrapé en quelques heures. Des histoires qui étaient ponctuées de tentatives pour s'habituer au mobilier et aux gouts parfois spéciaux de cette Couronne. Les chaises qui bougent, les assiettes qui glisses, la gravité qui joue des tours ... ils tentaient de prendre exemple sur les tables voisines mais autant dire que c'était loin d'être évident. Ce n'est devant "une pastille rouge au gout des Fruit du Dragon de Ggy surmonté de flammes bleutés aux vapeur de Raisin de Boang et d'un dôme de Sucre de Acadam" (dixit le serveur) que Bénédict lui pose une question qui lui brule les lèvres depuis quelques temps.

"Alexeï ... tu sais dans mon métier je parle à tout le monde et j'ai parlé à certains prêtre. Ils m'ont dit que c'était pas sans risque, tu sais ?"

"Oui je sais"
dit subitement le jeune prêtre laconiquement

"Tu sais aussi qu'il faut du controle"

"Et tu as peur que je pète un plomb ?"

"..."

"T'inquiète pas, ceux qui sont choisis ont été observé par des Maitres et des Prêtres avant d'être sélectionné. Des accidents arrivent mais ils sont minimes"

"C'est ce que tu penses ou ce qu'on t'a dit ?"

"Disons que c'est ce que j'essaie de m'en convaincre"

"Pourquoi prendre tant de risque, bon sang ? J'ai lu tes lettres, je sais ce que tu penses mais tu pourras aussi bien être au service de Kaen en devenant Evangeliste. Ils sont les instruments de sa volonté tout autant que les prêtres"

"Et je pourrais tout aussi bien être moine jusqu'à la fin de mes jours, non ?"

"Bien sûr. Pourquoi chercher le danger"

"Parce que tu ne sais pas ce qu'est de voyager dans les lotus de feu. Je l'ai vécu hier et j'ai senti ... J'ai senti comme si Kaen nous prenait dans ses mains et nous guidait à bon port. J'ai vu la puissance de Centile en chacun des prêtres par leur capacité à envoyer les gens dans la confédérations. Je serais l'un des vaisseau qui feront grandir notre monde"

"Arrête de me prendre pour un idiot Alexeï. T'es pas un crétin qui suit les discours démagogue. Du moins tu ne l'étais pas jusqu'alors ... t'auraient ils lavé l'esprit dans le sanctuaire ?"

"Non ..."

"Alors dis moi la vérité"

"La vérité ?"


Alexeï baisse la tête avant de sourire tristement

"Tu te rappelles de ce soir là ? T'étais en train de compter tes économie parce que tu avais travaillé au magasin des Topoliev pendant pas loin d'un an. Déjà à l'époque tu travaillais comme un dingue. Là tu remarquais qu'il te manquait un tier. Tu étais allé voir papa et là tu as su ... tu as su que c'était lui. Déjà à l'époque on pouvait pas te cacher grand chose pour peu que tu regardais le mec dans les yeux. Tu savais que c'était lui qui te l'avait piqué pour aller se payer une bouteille. Tu avais toujours accepté de fermer ta bouche mais là c'était la goutte d'eau. Tu avais mis tant de coeur pour économiser ces quelques billets que tu as foncé sur notre père et tu l'as plaqué contre le sol. Tu l'avais pas blessé à ce moment, non tu avais fais un crime bien plus grand, tu avais cassé sa bouteille. Il a commencé à te battre comme platre..."

"Je sais Alexeï, j'étais là quand tu as soulevé père du sol pour l'incruster dans le mur. Mais quel rapport ?"

"10 minutes ... 10 minutes je suis resté à tes cotés parce que tu avais le bras cassé. Tu m'as demandé de fuir mais je suis resté à tes cotés espérant l'ambulance qui fut dépassé par deux agents du HCC. Quand je suis sorti du batiments, tout les mondes étaient au fenêtres. Toutes les personnes que nous croisions chaque jour me dévisageaient comme si j'étais maudit, comme si toute notre famille était maudite. Ceux là même qui fermaient les yeux et se bouchaient les oreilles quand ils entendaient père nous battre. Les gens voient ce qu'ils ont envie de voir. Les gens ont vu les Orlov comme des impies. Mais aujourd'hui, ils ont entendu parlé d'Alexeï Orlov le jeune apprenti, le prêtre, le pieux. Ils ravaleront leur parole sur notre famille et leur yeux bruleront à cause des regards haineux qu'ils auront posé sur toi"

"Tu fais ca par revanche donc"

"Par justice"

"Et tu es prêt à mourir pour des regards d'ignares et de crétins ?"

"Toi tu es bien prêt à mourir pour les servir et les protéger, non ?"


Le regard d'Alexeï se posa sur la poitrine de Benedict où il rangeait sa plaque. Il avait marqué un point. La lourdeur de la conversation semblait s'alléger à mesure que le jeune inspecteur je savais plus trop quoi dire. Il était doué pour savoir ce que les personnes avaient fait et quand ils mentaient. A ce moment là, son frère ne mentait pas. Sa raison de devenir Prêtre n'était pas la plus pieuse, mais le fait est que bien des prêtres le deviennent avec des raisons pire que la sienne.

"Et puis si je deviens prêtre, il parait que tu auras des promotions plus vite. Alors arrête de faire la tête et habitue toi à manger sur des bulles infernales comme aujourd'hui" dit l'apprenti alors qu'il se mettait à glisser sur l'une son siège

"Si j'arrive à atteindre le Centre, j'importerai de la nourriture qui ne brule pas, ni ne flotte ni ne change de forme de manière incontrolée"

"Et c'est moi qui vient d'un monastère et qu'on traite de rétrograde"

"L'injustice, toujours l'injustice mon frère"
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Chaos Theory Partie 1 : Rain

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