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 Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)

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Staft Forest

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Lun 22 Juin - 19:12

[3 points d'influences de ville ça devrait faire l'affaire.]

Je pousse un soupire et je ferme les yeux.

Ma tête fouille toutes les informations détenues dans la base de donnée l'artisan.
Je ne suis pas médecin à la base...

Mais j'ai eu l'occasion de planter mes aiguille dans un corps ... fut-il à demi-mécanique.







[Flashback]

Dans l'épave de Thoï, j'observe mon armée se former.
Je sais que je dois faire face à la magie la plus puissante qui dois exister.
Et seul l'antimagie permettrait d'échapper à la destruction certaine de mes machines.


Mais je dois faire face à deux problèmes.

Quand bien même les unités au sol pourront se protéger en posant zone sur zone.
Mes sceptres et plus important encore, mes Tourelles risquent d'être exposé dû à un manque de surface où poser ces zones ...


Le seul moyen pour palier à ce problème n'est autre que le liquide qui coule dans mes veines.
Mon sang posé sur une surface, que ce soit ma peau ou tout autre élément.
Dès que celui-ci n'est plus en contact avec la blessure, il génère de l'antimagie pur.


J'envisage déjà de prévoir un réceptacle pour chacune de mes machines afin qu'ils puissent porter leur propres gouttes.

Mais là cette solution apporte également sa problématique.


Mon sang ...
Bien qu'il ne soit plus vital pour moi, il a déjà été bien épuisé...
et ce n'est pas avec une seule nuit de sommeil qu'il a pu retrouver les litres qui ont été drainé ...
Et la blessure que m'a fait Telagan ne m'a pas vraiment aidé pour le régénérer avec une blessure à la tête.


Il faut aussi prendre en compte que mon nouveau corps, de part sa nature totalement mécanique, se révèle incapable de produire cette matière si particulière.



Puiser dans mes dernières réserves pour assurer la survie est capitale, je n'en doute pas.
Mais je dois aussi veiller à ce que moi aussi je survive.

La solution vient bientôt d'elle-même.
Le seul générateur que je dispose n'est autre que mon ancien corps.


Ainsi ... je suis allez retourner à mon cadavre.
Et pour le faire fonctionner, il fallait que ma volonté repasse dans ce corps.
Je sais connais déjà les propriétés de l'armure... sa connexion avec Gabriel ...
Il m'en a parlé en avant que nous nous quittions. Il pourra transmettre ses souvenirs dans son armure afin que je puisse discuter un peu avec lui.


Je devinais que cette armure, pour créer un tel lien, devait implanter des capteurs à des endroits stratégiques du corps de Gabriel.

J'allais donc devoir utiliser le même principe sur mon ancien corps.



Mes premiers effort furent d'expliquer à Divina pourquoi utiliser un tel procédé sur ce qui semblait être un corps prêt à se réveiller ...



Ainsi, pendant les premiers jour, j'ai dû m'exercer.
Mon ancien corps, malgré une partie robotique, avait une structure pratiquement identique à celle d'un corps organique.

Ainsi, par des pulsions, je fis relancer le corps, les organes tel que le coeur et le foie.
J'ai introduis mon sang dans ce corps afin qu'il puisse relancer la production sanguine.
C'est le seul corps que je peux refaire vivre dans le multivers ... car c'est le seul à pouvoir accepter un sang aussi particulier que celui de mon corps.


Ainsi ... dans un état végétatif ... j'ai dû transformer mon cadavre en une machine de don de sang.

Ainsi, tout en me permettant de refaire mes propres réserve,

mon corps ne pouvant pas supporter plus de l'équivalent de ce que pouvait contenir mon ancien corps, à cause de l'acidité de mon sang.

j'ai pu  pendant plusieurs semaines produire du sang pour mes unités.




[/flashback]






* Mais j'ai indirectement ... appris comment partager ma conscience avec un autre ... *
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Mes yeux s'ouvrent et se pausent sur Alexei.

J'arrête de respirer après une dernière bouffé d'air.

Je me mets à réciter un petit texte ...

" Rappelez-vous l'objet ... "

Les aiguilles percent tes vêtements et se posent sur ta peau.
" ... que nous vîmes, mon âme, ... "

Tu sens désormais une multitude d'aiguilles posées sur ton corps, prêtes à te transpercer de toute part.
Pas seulement ton dos et ta tête, mais pratiquement chaque partie de ton corps.


" Ce beaux matin d'été ... "
Mes aiguilles se plantent dans ton corps.


**********************


Les yeux plongés dans le symbole de Kaen, je sens les tentacules de mon équipier me caresser la peau. Je regarde en moi, conservant cette petite bille, ma personnalité, tout ce qui me reste, avant de la laisser dans un coin de mon esprit. J'ai peur de perdre cette petite partie de moi. L'ultime peur m'étreint, la peur de me perdre ... Un ultime fil d'Ariane : Mathilde. Pourquoi a-t-il fallut que je sois celui qui t'aime ? Pourquoi n'ai je pas pu être l'être qui t'aurait suivi ? Pourquoi suis je celui qui part au combat ? Parce qu'il n'y a personne d'autre... Pardonne moi d'avoir aimé Centile plus que je ne t'ai aimé... Les frôlements des mécaniques deviennent des petits points. Mes vêtements ne les retiendront pas. Mon esprit est toujours prêt.

"A chaque impact, des milliers d'étincelles. Et à chaque étincelles des milliers de mondes" Mes lèvres chuchotent

La Genève, chapitre 1 Verset 5 me venait à l'esprit. Le Multivers est né d'affrontement entre des forces mystiques et maléfiques. Il est né provoqué par la Lumière d'un combat. Il est né de l'impact entre deux forces contraires donnant naissance à la création et à la vie. Ses aiguilles entrent dans ma chair. Voici l'impact. La douleur est vive et les larmes pointent au coin de mes yeux. Déesse faites qu'elle soit à l'instar de la Lumière de l'étincelle que nous provoquons.




**********************

" ... si doux, ... "
J'envoie aussitôt des décharges afin de stimuler les nerfs à calmer les douleurs le plus rapidement possible.

Je sens l'intégralité de son corps désormais, comme si c'était le mien. Je sens que je pourrais le manipuler comme une simple marionnette.
Mais nous devons allez bien plus loin que ça.

" Au détour d'un sentier ... "

Mon corps se rapproche encore un peu plus.
J'anesthésie sa tête
avant que de nouvelles aiguilles viennent perforer sa boite crânienne.


" Une charogne infâme. "

Mon corps change,
Désormais ouvert, ressemblant déjà à un lourd manteau attaché au corps d'Alexei.


Je n'ai plus de tête. ni de corps.
Je suis vide. Une nouvelle peau attendant de pouvoir recouvrir ses organes


" Sur un lit semé de cailloux."

J'envoie mes sensations, mes pensés, mes émotions, mes sentiments
Je transmets mon âme dans ce corps.




********


Le feu puis je sens mon corps devenir insensible. Combien de pointes m'ont transpercé ? Suis-je devenu l'égal de Marmin, lui transpercé par des milliers de traits de bois, moi par des tiges de métal? Qu'importe, mes yeux se ferment, non plus à cause de la douleur mais plutôt pour commencer mon travail. Je sens l'esprit de Staft, je sens ses vagues mentales s'écraser, percuter les miennes avec trop de violence. Son esprit n'est pas assez mobile, le miens l'est heureusement.

Je regarde les vagues s'approcher alors que je change peu à peu celles qui anime mon corps et les calquent, comme deux personnes en train de danser. Il donne le rythme, il est le cavalier, je m'accorde sur ses pas. Certaines vagues sont plus hautes que d'autres et moins hautes après, ce n'est qu'une question de mouvement. J'ai abandonné le contrôle de mon corps, à la limite d'en sortir ... à moins que ça ne soit les aiguilles.

Son esprit est mathématique, je sens encore la peine alourdir son coeur de la mort de Gabriel. Mais il est stable. Je dois m'accorder à lui. Mon esprit mute, il s'adapte non pas pour copier, mais pour devenir un hôte. Si le corps de Staft m'enveloppe pour devenir mon armure physique contre l'enfer de flamme, mon esprit entoure le siens tel un manteau protecteur de l'hiver qui nous attend...




********

L'échange n'est pour l'instant que dans un seul sens.
Si son esprit est en train de se transformer, ce n'est pas encore le cas du mien.


Si je n'avance pas encore ... c'est pour éviter que le pas soit trop grand pour moi.
Si je découvre ce qui est déjà à mi-chemin entre l'esprit d'Alexei et moi, je prends moins le risque que nos âmes se détruisent mutuellement.


Mes pensées viennent au compte goutte, le laissant goûter la saveur de mon âme et s'y habituer.

J'observe son esprit se modifier à mon approche. Je crois être un peu abrupte ... mais n'est-ce pas là justement une caractéristique de mon âme ?


* Il doit être assez proche désormais ...
Je dois faire le pas maintenant. *


Le sens de flux d'échange change pour désormais aller vers moi.
Mon corps épouse le relief du sien, déchirant le peu de vêtement qui lui restait.
Ensemble, nous découvrons une nouvelle façon de penser.





***

Des chiffres et des paroles... des formules et des versets ... La Foi et la Connaissance ... Étrange combien, aujourd'hui tout semble clair. Dans les reflets des affrontements psychiques naissent la force de Centile personnifié. Car n'est ce pas cela Centile. La sainte providence s'alliant à la technologie et au savoir pour guider un Multivers sur la voie de l’équilibre. Nous sommes l'équilibre, deux contre poids sur une balance qui restera à jamais horizontale.

Lorsque nous ouvrons les yeux, nous ne sommes plus qu'un. Un seul esprit, un seul corps, un seul combat. De la silhouette que nous sommes devenu il ne reste ni Alexei, ni Staft, nous n'avons plus de nom, nous n'en avons pas besoin. Nous n'avons qu'une missions. Nos yeux se posent sur Jialle sur un jour nouveau. Une tyran, une enragée, une puissance incomparable, une Disciple nuisant l'équilibre, une âme égarée, un défi à relever ... tant de mots et si peu de temps pour la décrire. Si peu de temps pour partir l'affronter.

Notre pose n'est plus à genoux, elle est debout, faisant face au champs de bataille. Même les Maitres Psychiques peuvent s'y tromper. S'ils n'avaient pas vu deux hommes fusionner, ils ne verraient qu'une seul et même âme. Une âme de sainte parole aux résonances numériques et logiques. Toute sa vie Jialle n'a jamais été qu'une challenger de la Déesse. Aujourd'hui qu'elle est Reine de la Colline, c'est à nous de relever son défi...


"Nous sommes prêt."
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Jeu 25 Juin - 17:51

Ensemble, littéralement, vous avancez. Tu avances. La sensation déjà étrange de ne plus être soi mais quelque chose de neuf, de réinventer provoque une perte momentanée de repères, de valeurs, de croyance mais qui se renforce à chaque pas au lieu de se dissiper. Comme si le feu qui fait face à toi suintait d'angoisse, comme une forêt hantée qui ne veut pas cesser de se consumer.


L'intubation du corps d'Alexei et le recouvrement total de son visage achèvent ta transformation en autre chose que toi-même.


Il fait une chaleur intolérable. Si les facultés de régénération du corps de Staft permettent d'encaisser les brûlures alors que tu n'as pas encore pénétrer au sein flammes, elles n'empêchent pas la douleur. Machinalement, la peau de votre corps se fait plus épaisse, plus isolante pour résister à cette longue agonie. Puis enfin, seulement, tu mets le premier pied dans les flammes. Il est difficile de réprimer le cri qui monte. C'est une volonté colossale qu'il faut pour ne serait-ce que maintenir ce pied là où il est.


Soudain, l'idée semble complètement impossible. Intenable, stupide, irréalisable. Tu ne tiendras pas, pas avec ce feu sous les pieds. Les chaires se régénèrent, encore et encore jusqu'à ce qu'une décision s'impose : innerver un peu plus profond''ement la couche de matière qui vous recouvre, comme un vêtement complet qui s'épaissit au point de comprimer le corps d'Alexei.  Seulement, alors, es-tu capable de faire un second pas. 


Tu es aveugle mais guidé par le mapping tridimensionnel de la salle que tu as mémorisé et ta perception des psychés. Et foutredieu... il y en a ! Elles sont nombreuses, changeantes, bien que tu reconnaisses Horini et Jialle de temps à autres, elles morphent, s'emmêlent dans une danse étrange et chaotique qui brouille les perceptions.  Bienheureusement, celle-ci ne s'approchent pas de toi encore.


Il faut foncer. Le corps maintenant complètement recouvert par les flammes, tu avances, comme un plongeur vers le dôme protecteur. Tu avances. Tu avances. Tu...


Quelque chose ne va pas. Tu aurais dû atteindre le dôme il y a deux pas. Soit tu l'as dépassé, soit... il y a des bruits autour. Des rugissements, des pleurs qui pourrait tout à fait être le simple feulement des flammes mais non quelque chose te touche. Puis plus rien.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 30 Juin - 20:24

Le Sceptre accroché comme un collier autour de notre cou,


Nous avançons encore au coeur des flammes.

Nos corps souffrent... Nous sentons notre petit corps se couvrir de cloques, comme un poulet enrobé dans du papier d’aluminium.

Nous n'osons imaginer comment nous allons récupérer ce corps après tout ça ...
Certes notre corps externe pourra sortir sans trop de mal ...
Mais l'autre ...

Nous avançons encore vers le portail, vers notre but, notre mission,
vers notre destin.

Notre chemin est douloureux certes ... mais nous pouvons admirer le spectacle de psyché que nous offres les deux déesse dans leur lutte implacable sur le destin de ce monde.

Au bout quelques ... minutes ? Secondes ? Nous ne savons et Nous nous en rendons compte.
Les illusions nous entoure désormais, Nous entendons des bruit, Nous sentons des choses nous toucher.

Nous n'arrivons plus à nous repéré sans repère visuel désormais.
Mon sceptre garde lui aussi l’œil fermé et je doute qu'il pourras nous guidé avec ce qu'il nous a montrer avant d'entrer ...


Il faut nous réorienté ... et pour cela nous devons avoir recourt à plusieurs méthode...

C'est probablement une distorsion temporelle ou psychique qui bloque nos sens et nous fait perdre nos repères ...

Nous devons donc trouver d'autre repère pour pouvoir nous réorienter.

Tout d'abord, nous cherchons à établir une triangulation avec nos machines extérieurs ...
elles pourront peut-être nous renseigner sur notre véritable position.
Du moins Nous l'espérons ...

L'autre méthode serait d'ouvrir les yeux pour obtenir de nouveau repère ...
En espérant avoir le temps de nous accrocher à quelque chose de sûr avant que les illusions ne s'emparent totalement de la réalité.

Gagner du temps sur la réalité, notre manteau psychique pourrait nous le permettre. Des souvenirs viennent peupler notre esprit. L'image de Maitre Ishi qui parle de la magie, du Chi. "Etre comme l'eau. Être fluide et s'adapter à l'environnement. De l'eau dans une tasse prend la forme d'une tasse. De l'eau dans une rivière creuse des montages".

Nous devons être comme l'eau, nous devons nous fondre dans ce paysage psychique. Le temps que nous trouvions où nous sommes, notre manteau psychique se meut et commence à suivre les fluctuations psychiques qui nous entourent. Elle danse non pas emporté par des vagues, mais suivant leur mouvement.

La supercherie ne tiendra surement pas bien longtemps, mais cela pourrait nous permettre de passer assez inaperçu pour échapper aux illusions le temps que nous nous guidions.

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Ven 3 Juil - 7:12

[Parlez en je, ce sera plus raccord]


La triangulation t'envoie une position mais qui n'a aucun sens. Vous auriez marché bien plus que ce dont vous vous rappelez.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Dim 5 Juil - 18:24

Ouvrir les yeux est difficile, tant à cause de la chaleur que de l'aveuglement instantané que procure les flammes. Mais il ne faut pas crier. Il faut voir avec autre chose qu'un organe. Autre chose qu'un outil organique. Ce que tu cherches est avant tout un enchantement, une barrière de protection qui annule la magie mais qui est elle-même constitué d'une fixation de la réalité.


Mais autour de vous, la perception de la réalité continue de subir des alterations. Des illusions.  


La privation sensorielle est autant ton salut que ton obstacle pour atteindre ton objectif.


Ouvrir les yeux. Essayer encore une fois. Un flash eblouissant. Une image surexposée, difficile à traiter. Chercher de la lumière dans de la lumière, Jialle n'a pas choisi les flammes au hasard. Mais tu es capable de sentir la magie avec une acuité bien supérieure à la normale. Et tu sens, à travers la magie qui transpire tout autour de toi, la subtile puissance du dôme qui se trouve à quelques mètres de toi sur ta gauche.


Quelques mètres, un écart suffisant pour te faire comprendre l'entiereté du problème : si tu n'as pu rejoindre le dôme avant ? Comment le pourrais-tu maintenant puisque ta perception est déjà distordue ? Pire, comment pourrais-tu revenir en arrière ?


Si tu veux survivre à ce brasier, si tu veux survivre à ces illusions (qui peut-être altère également la perception de ton propre état de santé), il te faudra utiliser tes plus grands atouts.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mer 15 Juil - 19:15

* Je suis au coeur d'un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de feu.
Des flammes, encore des flammes, je suis au milieu d'un brasier biblique. La lumière et la chaleur m'assaillent, mais je n'ai nul mal... enfin je crois ... Suis-je seulement en train de devenir fou ? Suis-je abusé par Horini ou Jialle ? Suis-je seulement encore en vie ? Qu'importe ces questions, j'ai bougé. Les tumultes psychiques et physiques de cette pièce sont ma tempête. Je ne suis donc qu'une coquille de noix totalement perdu au milieu des vagues...

Mais ce n'est pas l'unique chose qui commence à me faire paniquer ... non à me troubler ... non à me fasciner ... RAAAAAAH! Je dois me recentrer. Les signaux de mes machines et les calculs qui en découlent me tournent dans la tête et, de ces chiffres, je ne pense qu'à "Illogique", "Impensable", "Aberrant", ... Sans point de repère, je suis fini et il en est fini de Divina ... euh Mathilde ... euh ... bon sang. Mes pensées s'emmêlent et la confusion me pousse à penser que je suis, peut être, déjà en train de brûler. Je dois prendre des précautions. Je dois déclencher un champs de protection, ça écartera les flammes, ça.*


La magie est en train de se réorganiser dans mon corps pour produire un bouclier quand je me stoppe.

*Non !

Si je déclenche mes pouvoirs, au milieu de cette zone d'anti-magie, je serais comme une tache d'encre sur un papier immaculé. Les flammes ne me paraissent pas spécialement ciblées sur moi. Si je dois me faire repérer, ce doit être le plus tard possible. Elle ne sait peut être pas où nous nous trouvons, Horini et moi, dans cette tempête. Toutefois, elle et son dôme représentent un phare dans la nuit. Je sais où tu te trouve, déviante... Du moins, je te sens, je suis tout près.

Je dois me concentrer sur cette lumière. Oui, c'est cela, devenir le papillon aveugle ... aveugle de toute chose, fixé sur cette magie ...
Je dois m'isoler du monde externe, oui, c'est cela.
Je dois devenir sourd et aveugle ...

Déjà je sens la tempête s'éloigner de moi, ses illusions glisser contre mon corps, ne sachant ou s'accrocher pour me gêner ...
Je m'apprête à couper les derniers liens qui me retiennent au monde extérieur : les douleurs.
Ces centaines de picotements horribles parcourant mon corps, signe que mon armure ... non ... mon corps... que mon corps souffre. Je ne peux, je ne dois pas ignorer cela, je ne dois pas l'oublier. Seule la douleur reste dans mon corps ... la douleur et cette lumière qui m'attire encore davantage. Je sens mon corps s'avancer vers cette magie pure, oui, je crois que bien que je suis sur le bon chemin... Je dois taire la partie mécanique qui ne fait que m'égarer ... oui, je dois continuer à avancer, encore et toujours faire cette lumière, vers mon destin, mon futur radieux, oui, je le devine un peu, cet agréable futur... Divina, Mathilde, mes âmes-sœurs. Papa va revenir, Je te le promet Math-


NON !

Je dois rester concentré !
Je dois ... Je dois rester focalisé sur cette lumière, sur cette magie ! Jialle ! tu dois cesser tes actes ! Ta place n'est celle de la déesse. Tu n'es pas une déesse ! J'approche, je le sens... Oui, Jialle je le sens. Ta fin approche... ton règne est proche du gouffre. Tu as déjà perdu la Foi envers ton peuple, tu as prouvé au monde entier que tu n'étais rien d'autre qu'une Déviante.
Et désormais...
Je.
Suis.
Là ! *


Ma main se tend vers cette lumière ...
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Lun 20 Juil - 16:29

Ta main se tend et, malgré ce que toutes tes perceptions t'indiquent, tu touches ce qui ne peut être autrechose que la barrière de protection. Le dernier rempart de Jialle. Tu as bien marché le nombre de pas nécessaire pour arriver à destination, tout le reste n'était que subterfuge. 


La magie n'est pas qu'une simple protection contre la magie. Elle te happe tout entier l'esprit comme pour l'extirper hors de sa coque. Tu perçois la complexe codification de ce sort puissant. Un vrai labyrinthe magie que psychique où s'affrontent les psychés de Jialle et d'Horini. Tu comprends que leur esprit a toujours été là pour livrer bataille.


Et ton âme ouvre les yeux.


Tu es dans un labyrinthe fait de remparts, de virages parfois secs, parfois courbes. Un dédale qui n'est pas posé sur un sol plat; non. Son horizon plonge trop vite vers le bas, comme s'il était construit sur une toute petite planète. Grâce à ton sens de la déduction, tu ne tardes pas à comprendre qu'il a tout simplement la forme d'un dôme. Du dôme. Et que les murs qui le forment sont la copie exacte des écritures Kaenienne qui le compose.


Tu puises dans les connaissances d'Alexei sur les enchantements pour trouver comment défaire ce sortilège : il faut réagencer les écritures. Il faut pousser les murs, mais pas n'importe lesquels, ceux qui se situent au coeur du labyrinthe. Le problème, tu le pressens, c'est que Jialle et Horini sont en train de s'affronter à coups de monstruosités cauchemardesques dans ces couloirs. Peut-être que certaines rodent encore au détour de certains virages... A tout prix, il te faut éviter de rentrer directement dans ce conflit.


Face à toi, le mur de pierre se transforme en bois noueux, parfois parsemé de branches. Le chemin semble aller droit vers le centre mais le brouillard épais que tu devines au loin n'augure rien de bon.


Tu peux aussi choisir d'emprunter une courbe sur la droite pour éviter la "forêt" bien que tu distingues du sang sur les murs.


Un virage franc à 90 degrés s'offre aussi à gauche. Un chemin qui semble calme bien que la pierre se transforme en verre au bout de quelques pas.


Derrière toi tu ne trouves que le feu qui occupe tout l'espace du couloir. Un feu qui fait écho à celui dans lequel ton corps est en train de survivre. Ton esprit, lui, ne pourra pas résister à ces flammes psychiques. 


Trois choix donc. 
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Lun 20 Juil - 21:42

Je te prédis.
Je t'augure.
je te devine.
Je te sens.
je te ressens.
je te perçois.
Je te touche.
Je te goûte.

Je souris.
J'apprécie cette étrange finesse magique, cet entrelacement de réalité, cette magie divinement tissée. Cette magie, ce dôme, je sens l'envie de rester là à la fois pour pouvoir admirer la complexité de ce sort, mais aussi pour sentir l'énergie de la Déesse qui se cache sur ce dôme. Difficile de décrocher le regard de ce labyrinthe même si le danger est palpable.
*Reprend-toi !*
Il me tarde de te dénouer, de rendre la vraie réalité de ce monde. De révéler la monstruosité que tu caches derrière toi.

Je sens mon âme être aspiré, c'est inévitable, je ne peux lutter.
Je sens mon corps s'effacer, sa douleur disparaître.

* Non, ce n'est pas mon corps qui cesse de de souffrir, c'est moi qui quitte mon corps. *

Me voilà attiré et déposé dans un monde fait de murs unis au sol courbé.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Mes connaissances m'indiquent que je dois m'avancer au plus profond de ce labyrinthe où rugissements, sifflements et déchirure se font entendre.
Je suis sur le territoire psychique de Jialle et de Horini ... une rencontre avec l'une de ces puissances risque de me détruire ...

Je jette un œil derrière moi, un mur de feu m'empêche tout retour ... du moins, tant que je n'aurais pas détruit ce dôme.
Mon regard se porte devant moi, où trois chemins m'offrent une possibilité d'avancer.

Chacune de ses voies semble m'offrir un prélude de cauchemars. En face, une forêt avec un brouillard, une menace invisible, des choses cachées dans les bois. A droite, du sang, un monstre ou peut être plus de victimes. A gauche, un chemin de verre sans la moindre impureté que les pas que je ferais dessus.
Ni mes souvenirs d'Alexeï, et de la jungle de Niroy avec ses dangers, ni ceux de Staft, n'appréciant pas les surprises, n'incitent à prendre le chemin le plus court et forestier.


* Dans ce monde d'esprit où le temps n'existe presque pas, mieux vaut être prudent. *
Mon choix se dirige donc vers les deux autres chemins.
Le verre me rappelle la transparence et la fragilité.
* Vais-je être confronté à mes craintes les plus enfouis en moi ? *
Le sang me rappelle la violence. * Vais-je être confronté à mes crimes ? *

* Il ne tient qu'à moi de décider ... *

Je contemple mes mains. Je n'arrive pas à me décider.

J'ai peur d'aller vers le sang, j'ai peur de faire d'autres victimes, j'ai peur de voir ce que je ne veux pas voir. Toutefois, ce sang, ce chaos m'attire, je sais que je dois faire quelque chose. Le visage de Telagan. Je n'ai rien fait pour le stopper quand il tua ces gens sur Thoï et sur Niroy. Je peux le faire ... non ce n'était pas la même chose ? Je n'étais pas le même ...

D'un autre coté, le verre ne m'engage pas non plus. J'ai peur de cette transparence. Ce verre, comme une couche de glace fine s'étendant sous mes pieds. Voir, c'est là que tout risque de se jouer. On ne peut rien cacher dans le verre, on ne peut pas prévoir ou se repérer. On ne peut se cacher, même de soi-même.

Écartelé entre deux choix, je regarde partout quand un élément fini par me permettre à me décider.


* Est-ce que je peux me regarder dans un miroir ?
Est-ce que je peux avoir du sang sur les mains ?

Combien de fois ai-je eu du sang sur les mains ? Tellement de fois ... *


Ces pensées réveillent en moi la tristesse ainsi que la colère. Des images de gens blessés, d'autres tués. Gabriel, la mélancolie pointe son nez quand l'image de Sextan, Maëlle et Malderone et Philis refait surface. *Elle va payer*

Nous avons déjà vu des morts, nous en avons déjà provoqué. Nous avons déjà affronté des monstres et versé notre sang. Quoiqu'il se cache derrière cette entrée, nous pourront l'affronter, je le crois, je m'en convainc.

Mes mains se referment, mes jointures blanchissent, mon visage se tourne vers le couloir ensanglanté.

* Qu'importe les horreurs qui je découvrirais... Je saurais les arrêter ! *
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 21 Juil - 19:33

Tu avances dans le couloir où l'odeur de sang se fait plus forte. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] puis tourne dans l'autre sens, toujours avec une courbure régulière. Du sang sur les murs. Des traces propres à des coups d'épée qui ont jeté leurs singulières virgules d'hémoglobines. Puis des impacts de balles gavées du liquide rouge. Difficile de dire quand mais les couloirs se sont recouverts d'un toit de planches de bois. Des lattes qui ont bu elles aussi de ce fluide sanguin et qui craquent comme si des cadavres tombaient dessus. Un pluie faible mais régulière de gouttes carmines et poisseuses vous tombe sur le front.


La lumière du feu a laissé place à celle, plus diffuse et diaphane, de néons. Des lumières d'hopital. Un éclairage malade dans ces couloirs déformés où des portes vertes à double battant font semblant d'offrir des alternatives. La plupart sont cadenassées, enchaînées tandis que leur vitre grillagé ne montre que l'obscurité du néant ou des murs de briques. Puis il en est une sur ta gauche, quelques mètres avant que le couloir ne se referme sur lui-même, comme une lettre que l'on achève de dessiner.


Cette porte à double battant est un passage. Un passage entre deux lettres, deux phrases du sort d'enchantement. Un chemin qui vous rapprochera du centre du labyrinthe. Tu pousses les portes pour rentrer dans une morgue, toute aussi souillée de sang. La couche est si épaise qu'elle recouvre quasiment totalement le sol. Inutile de regarder le nom sur la surface des coffrets mortuaires pour les connaître : Maître Leu, Anton Orlov, Lady Tarantula, Gabriel, Telagan, Jir'A, Sextan, Marmin, Daxter, Philis, Malderone, Gilmore, Jack, Staft Forest, Alexeï Orlov,... il y en a des dizaines. Peut-être plus de cent !


En face de toi, une autre double portes vous attend pour sortir de cette pièce. Il suffit de contourner les tables froides en zinc, destinées aux autopsies ainsi que les chariots où des outils de découpe et autres écarteurs sont entreposés sans soin. Mais la porte ne s'ouvre pas. Ne cède pas. Et celles que tu as franchies pour entrer ont désormais des chaînes autour de leur poignées. Plus tu forces contre ces portes et plus une douleur à la tête se fait sentir comme si ces coups étaient dirigés contre toi-même.


Tu comprends que le sang vient des "tiroirs" où sont entreposés les morts. Il en dégouline abondamment, presque de plus en plus depuis ton arrivée.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 21 Juil - 22:49

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] alors que des saintes paroles semblent attirer mon attention. Non, ce ne sont pas des son, ce sont des souvenirs. La voix d'un homme qui me semble lointain. Une voix qui me parle de vallée sombre et d'ange de la mort. J'ai l'impression d'avoir vécu cela. La Source ? Non ce n'est pas pareil, cela y ressemble mais ce n'est pas pareil. Les murs marqués de sang sur mes pieds nus parcourant ce sol devenu tiède mais poisseux. Des gouttes tombent sur moi et je porte la main sur mon front pour y découvrir du sang. Tellement de sang ...

Mais je ne m'arrête pas, je sens presque de la curiosité ... non de la nostalgie envers une chose qui semblait jadis m'appartenir. Etais je fais de sang ? Que suis je maintenant ? Tant de question et si peu de temps. Même si je parcours ce couloir comme un enfant découvrant sa nouvelle maison, je sais que le temps n'est pas un allié. Mais qu'est ce que le temps ici ? Je regarde mes mains qui se voient marquer, goutte après goutte de petit point rouge et marquant les lignes de mes mains comme si on les avait recouvert de peinture.

Je vois alors le symbole sur la porte.
C'est par là qu'il nous faut aller. J'entre dans la morgue, dans ma morgue. La pièce est immense, tellement de mort. La porte se referme automatiquement. Je les connais tous et ne les connais pas. Je sais des choses sur eux, je connais leur rire et leur larmes. Je connais leur colère, leur peur et leur amour, mais d'un autre coté, il me semble inconnus.

Mon regard s'en va vers la porte opposé que je rejoins rapidement pour continuer ma route.
Mais les portes refusent de s'ouvrir ... et plus je force, plus je sens une lourde migraine m'envahir.
Comme si ... comme si j'essaie de m'ouvrir le crâne en agissant ainsi.
Je dois renoncer à avancer de façon direct ... Je dois voir ce que cache cette salle.

Marchant dans cette morgue, je passe derrière les tables pour pouvoir longer ce mur de coffres mortuaires et passer ma main sur chacun de leur nom.

"Bénis soit leurs âmes, puissent elles rejoindre la Source" dis sans m'en rendre compte
*Pourquoi ai-je dis cela ?*

Malgré leur nom dissimulé sous un flot continue de sang, je les reconnais... Certains plus que d'autres.

Gabriel, Telagan, Staft et Alexeï, me sont plus familier que les autres uniquement parce que les sentiments qui les concernent sont plus fort... mais contraire parfois.
De la colère, du dégoût, de la déception, de l'espoir, de l'amitié et de la camaraderie se mêlent dans ce flot d'émotions qui me traverse ...
la confusion me fait inspirer à plein poumon, comme si, au dessus de cette odeur ferreuse de sang, je pouvais avoir un peu plus de ce tourbillon de sentiment.

Je remarque aussi que certains coffres, bien que je devine leur nom, me sont totalement inconnus.

* Est ce des hommes de la guerre ? Des mercenaires que j'ai dû tuer ? *
Mon regard passe rapidement sur leurs coffres, bien plus attiré par des noms connus.

Ma main s'arête sur l'un des coffres dont le nom souffle un peu plus fort dans mon esprit : Kaen.
Ainsi la Déesse elle-même à droit à son coffre dans ce monde ...
Sans regarder le sarcophage, je murmure dans la pénombre ... emprunt à une soudaine peine.

" Je suis ... désolé ... tellement désolé, Déesse ... j'aurais ... j'aurais dû croire en vous ... j'aurais dû vous servir bien mieux que je l'ai fait ... "
Ma main continue son chemin, inarrêtable, et mes émotions passent aussi vite et brusquement à autre chose.

Staft Forest et Alexeï Orlov ... je ne me souviens pas de leur mort mais d'une certaine manière, je les considère comme mort ou disparu.
* Où sont ils ? S'ils ne sont pas vraiment dans ces coffres, les ai-je sentis mourir ? Qu'est ce qui m'arrive ? *
Au-delà de cette tornade de sentiment, je sens un mélange de tristesse inégale et incompréhensible, de culpabilité et de rage qui semblent mener à un nom qui avait presque quitté mon esprit.


Guider par ces sentiments, je continue mon parcourt désireux de découvrir un nom, ce nom...
Ma main se crispe lorsque je le découvre en ce lieu.

"Jialle ..."

Son nom lui-même me provoque une envie de sang que la mare dans laquelle je patauge ne pourrait satisfaire. Ma main se pose sur une grosse lame.
*Certes, tu n'es peut-être pas la Jialle qui a causé tant de tord ... mais j'ai bien là une occasion de pouvoir ...  de pouvoir ...*

Je m'arrête, je me stoppe.
Je souffle, je grogne contre moi-même.

*Je dois rester concentré ... Rah ! Cesse donc cette chimère, monde psychique. Je n'ai pas le temps de jouer !*

Cela me fait revenir sur terre ... si on peut dire. La porte qui nous sert de sortie ne peut s'ouvrir ... "ouvrir". Mon regard se pose sur les coffres Staft Forest et de Alexei Orlov.
Depuis quand ai-je une lame en main ?
Je ne me suis pas rendu compte que j'en avait saisis une ...
Ma main armé d'une lame, il me vient une envie ou une idée qui ne sort de nul part.


"Je dois ouvrir une porte. Je dois découvrir la clé qui se trouve quelque part. Par ... lequel commencer ?"

La lame virevolte en même temps que mon choix entre ces deux nom si familiers et si mystérieux. Par lequel commencer ? Je m'approche de celui le nom me semble plus ... humain.
*Pourquoi ai-je cette impression ?*

"J'ai l'impression que c'est sur moi que je vais opérer une autopsie ... étrange" dis je pensif

Ma main vient doucement ouvrir la porte du coffre où les nom de Alexei Orlov sont inscrit.

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Sam 25 Juil - 6:54

Lorsque tu ouvres le tiroir, tout le sang qu'il contient se deverse jusqu'à ne plus laisser apparaître que le corps d'Alexeï. Un corps sans tatouages, blanchâtre, exsangue. Lorsque tu fais coulisser totalement ce lit mortuaire métallique, tu vois que le corps a été ouvert au niveau du thorax, puis recousu. En y regardant de plus près, c'est au niveau du coeur qu'il y a eu chirurgie.


Le niveau d'hémoglobine dans la salle continue de monter pour arriver juste en-dessous de tes chevilles.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 28 Juil - 19:31

Lorsque j'ouvre le coffre, je sens mon corps se faire envahir d'une chaleur humide.
Mon corps entier est submergé par une liquide rougeâtre.
Pendant quelque longue seconde, je sens le sang couler sur mes yeux, ma bouche, mon visage, ma tête, mes épaules, mes bras, mon torse, mes jambes et finalement tout mon corps.

Je laisse cette vague m'engloutir et déposer sur moi cette pellicule rougeâtre qui va si bien avec ce lieu sanglant.

Une fois le raz-de-marée passé, déposant sa part de liquide dans cette salle, je tire le lit pour découvrir un nouveau corps.

Un corps que j'ai l'impression d'avoir déjà vu ... parfois dans une étrange salle ... mais surtout ... dans des miroirs ... il y a longtemps.

Des souvenirs me reviennent, ce n'est pas le Orlov que je connais, c'est celui qui avait été laissé derrière lui. J'ai encore la douleur et le feu de la Source qui me reviennent.
Je ressens encore son corps se consumer.
J'entends presque encore des cliquetis de robots-araignées qui se broient et fondent par la puissance du Multivers.
C'est impossible de le revoir ainsi, il n'en restait rien.

Pourtant ..  il est là, belle et bien là ...
Et malgré mon parcourt, je n'ai pas vu le nom de personne encore vivante.

Je pose le couteau sur le lit.
Mes bras passent doucement sous ce corps blanc.

" Qui es-tu donc ? "

Je remarque la coupure au niveau du coeur et devine  que je vais devoir ouvrir à nouveau cette plaie.
" Je crois me souvenir de toi ... "

Je me dirige vers une table ...
" C'est étrange ..."

J'allonge délicatement le corps, avec respect.
" Mes souvenirs semblent appartenir à deux personnes ... "

Mon regard part sur le mur de lit mortuaire.
" Pourquoi donc ? "

Mon regard se fixe sur un autre casier, où le nom de Staft Forest semble luire et m'attirer.
" Je me souviens ... de la mort de vous deux... sans être vraiment dans la salle lorsque cela arrive ...
Pourquoi ? "


Les pas s'avancent de la liqueur de vie et de mort.
" Est-ce que c'est ça ?

Alexei Orlov ?
Staft Forest ? "


La main s'appuie sur la poignée du casier.
"Est-ce que ... je suis ...
vous ? "

La main tourne.
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et change toi d'abord. "

Staft Forest,
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mer 29 Juil - 7:43

Tu ouvres le casier et de nouveau un flot sanguin se déverse abondamment pour faire monter le niveau jusqu'à tes genoux. Les casiers les plus bas sont ainsi devenus inaccessible comme ceux de Gabriel et Telagan.


Le corps que tu y trouves est celui d'un Staft à la peau blanche et qui semble tout ce qu'il y a de plus humain. Là aussi, des coutures de chirurgie apparaissent au niveau de son thorax.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 4 Aoû - 17:49

Je constate que la quantité de sang contenue dans ce casier est beaucoup plus importante que celle du casier d'Alexei ... au point de bloquer l’accès aux casiers du bas.
* Etrange ... *

Mes sourcils se froncent en devinant les casiers de Gabriel et de Telagan noyés sous le sang
* Vais-je avoir besoin d'eux pour sortir d'ici ? *
Je prend soin de noter l'emplacement de leurs casiers avant de me concentrer sur le corps de Staft.

Purement ... organique.

* Vraiment très étrange...
La dernière fois ... que je suis mors ... j'avais quelques câbles dans le dos, non ? *


Mais au final ... quel règle est respecté dans un monde psychique ?

J'extrait du casier le corps d'un Staft blanc... propre.
Je suis étonné ... car aussi loin que remonte ma mémoire ..  j'avais de la suie sur les mains ...

De la suie ... de la poudre d'explosif.


" C'est étrange ... étrange de se voir sous un autre œil ... "

Je pose le corps sur une table adjacente de celui du prêtre.
Le sang monte encore mais je sens que me presser ne ferais qu'aggraver les choses... je dois comprendre cette salle...  me laisser guider par ce que je ressens...
Et ce que je ressens c'est de la perplexité en ce que je suis ... et en ce qu'ils étaient.


Mes mains viennent chercher deux lames ...
Positionné entre les deux corps inanimés, je regarde tour a tour leur visage calme et paisible, sans sourire ni grimace.


Je ne me suis jamais vu détendu ...

Mes couteaux s'approchent chacun vers le bas d'une entaille de leur corps.

Je compte les ouvrir en même temps ... les juger en même temps ...
Les comprendre ...
Me comprendre ... enfin.





Je souffle avant de prendre la parole ...

" Les souvenirs de Staft sont tellement noirs envers toi ... Alexei ...
Qui étais-tu donc finalement ?
Le prêtre fanatique ? L'esclave des dieux ? Le manipulé ?
Quelles étranges sensations si colérique ...
En fait ... pour Staft ... nous sommes tous les deux des victimes du système ...
Lui a été victime de la justice corrompue de Centile ...
Et toi, de la religion corrompu.

En soit ... il te plains ... "


Les lames poursuivent doucement leur entailles...

" Il te plains parce que tu es une victime... Je vois dans tes souvenirs, les souffrances que tu as eu ... si lourdes ... "

" Mais ... il est en colère contre tes choix ...
Tu t'es tourné vers ce qui pour lui était corrompu ... le Culte ...
Là où il pense avoir lutté ... il croit que toi ... tu l'as embrassé... "

" Dès lors, tu as plié, tu t'es laissé envahir et devenir ... qu'une simple marionnette ...
Il te jalouse de la facilité que tu avais à gagner la confiance envers les Disciples ... alors qu'il voyait ta paresse à agir, ton incapacité à prendre la moindre décision ...

Pour lui ... c'est ... difficile à suivre ... il pense que tu faisais de l’hypocrisie.
Que tu utilisais le meilleurs du culte pour en tirer profit ...
T'attirer les bonnes grâces alors que lui-même n'y avait pas le droit.

Il te reprochais d'avoir choisis la solution de facilité, là où lui avait décidé de prendre le dur chemin de la liberté...

Et il ricane en découvrant peu à peu la peine qui c'est abattue sur ta vie. Mathilde, les reproches de Galu ... La preuve même qu'au final tu ne penses qu'à toi ... "






Je me tais .. je crois avoir résumé les sentiments de Staft...

Mon regard part sur le cadavre de l'artificier ...

" Mais ... toi aussi tu sembles être sujet à des reproches ... "


Les souvenirs d'Alexeï et de sa colère latente s'échappent et je les regarde comme un film défilant devant mes yeux.

"Si Alexeï ne pouvait pester de tes choix, c'était que tu n'en faisais pas.
Il t'a vu désespérément suivre un Gardien, un disciple, une cause qui le dépassait pour simplement haïr ce qu'il ne comprenait pas et ne voulait pas comprendre.
La Foi, une chose pourtant si simple semblait si difficile à appréhender pour un esprit si affûté.
Un esprit qui se voulait brillant mais qui ne faisait qu'obscurcir le destin de ceux qui lui faisaient confiance"


Les sutures sautent les unes après les autres pendant que ma voix n'est empreinte d'aucune des émotions que peuvent véhiculer les mots. Comme si je rapportais des termes, qu'on me les dictait, sans même m'en rappeler le sens.

"Alexeï ne voyait en toi qu'un égoïste, un arrogante tellement persuadé de comprendre le monde qu'il ne voyait les autres comme des poids.
Croyais-tu que le Prêtre ne sentait pas le mépris de tes pensées ? A chaque instant, il se retenait de te briser la nuque. Pas par impétuosité ou par haine, mais par peur.
Il savait ce que cela pouvait entraîner, quels étaient les conséquences d'un échecs : Mort, Apocalypse, Tyrannie pour le Multivers et aussi ceux qui lui étaient cher.
A ne pas chercher à comprendre ceux qui t'entourent, tu provoquais la colère.
A ne pas voir ce que tes actes pouvaient provoquer, tu provoquais les erreurs.
A ne jamais prendre leurs responsabilités, tu as provoqué le chaos.

Certes, tu ne comptais sur personne. Avais-tu peur que tout repose sur toi ? Mais ce faisant, personne ne pouvait compter sur toi.
La mise en danger de Mathilde, du groupe de Thoï, de notre cohésion, ... Le sang des victimes de Telagan est aussi sur tes mains.
Tu faisais mine de ne pas t'en soucier, d'être indifférent à leur sort.
Ignorant le coût de chaque vie comme une variable, une statistique, comme ceux qui m'avaient plongé en enfer, comme ceux que je tentais de combattre."





Je m'arête dans mon geste et dans mes phrases ... une partie de moi réfléchissais sur ces paroles ainsi dites dans les airs ...
Je chuchote presque ces mots ...

" Il avait peur ...
Staft avait peur de lui-même.
Il ne s'aimait pas.
Qui donc peut aimer un être qui ne s'aime pas ?

En ayant choisis d'aller à l'encontre de ce que le HCC avais voulu faire de lui ... il avait vu l'horreur qu'il était ...
Un monstre.
Pour lui, il ne méritais pas de vivre, cherchant la mort, la frôlant toujours un peu plus pour qu'elle le fauche enfin.

Meisha avait bien résumé les choses ... "

Meisha a écrit:


Dans le tente enfoue, au côté de Gabriel et de Meisha alors que Staft construit la bombe d'antimagie...

*Pour te répondre, je pense que tu es un opportuniste. Et cela est essentiellement dû au fait que tu sois atteint d'un syndome de déficience d'attention qui est peut-être la conséquence de ta nature électronique.

Je n'ai pas besoin de lire dans tes souvenirs pour voir que tu m'as posé une question puis est passé à 30 choses différentes sans attendre. De là, je vois deux choses : mon avis, au final, ne t'importe guère et, d'autre part, j'aurais pu très bien ne pas te donner de réponse du coup. C'est un comportement récurrent et je suis sûre qu'en regardant tes souvenirs, je verrai qu'il y a nombre de questions que tu as laissé en suspens faute d'avoir la patience d'obtenir la réponse.

Et cet opportunisme est en partie ta force, car comme la mouche tu as des mouvements erratiques qui te rendent imprévisibles. Mais c'est surtout ta plus grande faiblesse. C'est ce qui fait que tu n'as de loyauté envers personne que toi-même. Même si je vois en ce moment que tu penses être loyal au Multivers ou à la Source, en vérité aucune humain ne peut assimiler son niveau de conscience à celui d'un incarnat, encore moins à celui du Multivers. Et c'est quelqu'un capable de demander des faveurs aux incarnats qui te parle.

C'est pourquoi l'Artisan t'a choisi à mon avis. Tôt out tard, toutes les portes des diverses factions du Multivers allaient se fermer à toi. Et il ne te resterait alors que l'Artisan à qui t'allier. Mais le prix de son soutien n'est rien d'autre que ta liberté et ton âme. 

Mais ce que je sens par dessus tout dans tes ondes psychiques, c'est la peur. La peur de se montrer vulnérable, d'accepter d'avoir des limites ou même de perdre. Et cette peur rejaillit par tout un ensemble de mécanismes de défense : tu n'attaches aucun prix à la loyauté, l'amitié, l'amour, la foi et la vie, à commencer par la tienne. 

C'est pourquoi tu n'as pas encore de véritables camarades ou d'alliés francs, malgré ce que j'entrevois entre toi et Gabriel. Parce que ta peur est plus forte que l'amour chez toi. Aimer implique de se livrer, de se montrer vulnérable, de prêter le flanc.  Certes, cela signifie aussi s'oublier pour faire attention aux autres parfois.

Je crois que ce que je vois en toi m'attire surtout de la tristesse. Je ne vois pas d'amour dans ta psyché. Je vois des poings levés capables d'arrêter toutes les mauvais coups du destin mais pas de s'ouvrir pour attraper les jolies choses qui nous tombent parfois du ciel.

Tu as choisi un chemin solitaire qui te met à l'abris des déceptions et des trahisons mais qui est pavé d'amertume. C'est peut-être pour ça que Gabriel t'apprécie et veut t'éviter de continuer sur ce chemin. Car lui aussi l'a arpenté... demande-lui ce qu'il y a trouvé.

Et attends la réponse...*

" Je me souviens ... je me souviens de ces explications ... "

Staft Forest a écrit:


Staft venait de révéler à Gabriel et à Meisha un souvenir d'un meurtre particulièrement horrible ... du temps où il n'était qu'un monstre...

*Comprends-tu enfin ce que je suis ? Ce ne sont pas les portes qui se ferment face à moi, c'est moi qui les ferme.
Toi, tu les fermais violemment. Moi, je les ferme doucement.*

*Comment est-ce que je peux avoir Foi, aimer ou encore vouloir vivre, si je ne me fais même pas confiance, que je ne m'aime pas moi-même et que je considère ma propre vie comme dangereuse pour les autres ?

Je ne dois pas avoir de moment de faiblesse.
Je ne dois pas perdre le contrôle.
Je ne dois pas avoir de limite pour le contrôler.
Je ne dois pas faire d’excès.

Je n'attache aucune valeur ... Uniquement pour ce qui me concerne.
 
Si je m'isole, c'est pour vous protéger de moi.*

*Je t'ai considéré comme mon garde-fou, Gabriel, j'ai su que s'il le fallait, tu pourrais m’arrêter.
Je me suis autorisé à avoir de l'amitié pour toi ... Mais je ne peux pas en donner plus, il ne le faut pas ...

Il ne faut pas que tu sois incapable de me tuer...*

*Je. Dois. M'assurer. Que je ne puisse pas détruire.*

*C'est pour ça que je me fixe comme objectif la protection de la Source, c'est là une tâche sans fin, parfait pour me fuir.*

*Autrefois mes mains s'ouvraient... Puis ils sont devenus des griffes ... et depuis je m’efforce de les maintenir fermé, afin qu'elles ne griffent plus.*

*Je n'ai pas choisi de m'isoler parce que personne ne me comprend.
J'ai choisi de m'isoler pour protéger.
J'ai choisi ... de ne plus avoir de choix.*


J'ai dit ce que j'avais sur le coeur.
Je sens mon esprit se refermer, prêt à s'orienter sur le présent, sur la bombe ...
Mais je laisse encore quelques secondes pour qu'ils réagissent ...


" Qu'elle était donc cette Foi ? Cette chose attachée à quelque chose qu'il n'appréciait pas ... et qu'il n'apprécie toujours pas, quelque part ...
Rien de plus qu'une faiblesse ...

Oui, Alexei ... tu avais raison de le détester ... de le craindre ...
S'il ne prenait pas ses responsabilités ... c'était pour ne pas laisser l’occasion de faire pire que ce qu'il ne faisait déjà ...

Et toi Alexei ... Est-ce qu'il se trompe sur toi ?
Est-ce que tes actes n'était qu'hypocrisie ? Qu'un aveugle guidé par le soleil inerte ? "

" Je crois que ... "


Un autre point saute

La phrase se perd soudainement alors que des images sont en train de jaillir des tréfonds de ma mémoire. Non pas que d'images, je me souviens aussi des odeurs, de la douleur. Plus que des paroles, je ressens alors des sentiments qui ressemblent à des échos d'explosion, des échos du passé.

Je revoie le jeune Alexeï qui se tient entre son frère et son père alors que celui ci tient une ceinture qu'il s'apprête à abattre sur lui. Mais il en a assez et déjà les assiettes tremblent sous sa colère.

Je revoie le jeune homme devenu moine hurlant sa rage alors que sa magie n'éclate des bûches.

Je revoie le jeune prêtre qui voyait dans les paroles divines un sens, une justice, un ordre.

Je revoie le jeune Primus qui observe des mondes brûler alors dans une indifférences et une justification presque apaisante. Il regarde Niroy brûler alors que sa rage se consume comme une braise au petit matin.

Je revoie le Puits de Niroy, les cris des pauvres gens qu'on y envoie et le bruit des armes des mercenaires corrompus. Cette petite braise, presque morte sous le poids de la discipline et de la loi, s'embrase alors que les corps de ces ennemis se brisent. Mais il regarde en arrière alors qu'il tombe, blessé. Mathilde, il sait qu'elle a pu s'enfuir.

Je revoie la cellule de Xi'Or, sans fenêtre, sans avenir, sans elle. Il ne lui reste plus rien, si ce n'est la foi. La foi qu'il y aura une justice. La foi qu'il pourra briser les os de celle qui l'a envoyé dans un trou anonyme. La foi qu'il a gravé sur les murs qui tremblent alors que l'heure de l'évasion arrive.

Je le revoie, au temple alors qu'il recrutent deux jeunes moines à sa cause. Il les voit dans des aides du destins avant qu'il ne les entraîne sur le chemin du meurtre. Alexeï voit alors les corps inertes de ses victimes, des visages qui le hanteront encore. Des visages qui me hantent.

Les événements de sa vie, à l'image des sutures qui sautent, défilent alors à toutes vitesses comme un barrage qui se brise.

Je revoie Dolérian tentant de sauver Marianne, et lui sacrifie sa vengeance sur Kadare. Son sacrifice alors qu'il est dévoré par la Source pour sauver un incarnat.
Je revoie sa renaissance, les Niroyens, les Banthèques, son troupeaux que Centile et Telagan brûleront avant que la Déesse ne les rayent définitivement de la carte.
Je revoie les Linoriens qu'il emmènera à la bataille parce qu'il n'a personne d'autre vers qui se tourner. Cela même qui sont tombé sous les balles des cyborg.
Je revoie mes frères d'armes tombant les un après les autres sous mes ordres. Je sens le poignard dans mon coeur qui se tourne. Je sens les plaies qui s'ouvrent. Même le nom d'Anton Orlov me fait souffrir. Alexeï lui avait dit d'attendre pour mourir. Il voulait faire une paix impossible parce qu'il croyait en lui, parce que, malgré tout, il avait foi en lui.
Je revoie Alexeï hurler devant Galu.
Je revoie tout ceux pour qui j'ai décidé de me battre et parce que j'ai foi en eux. Parce qu'il avait appris qu'il y avait toujours un espoir. Parce qu'il savait qu'il y aurait des sacrifices à faire.

Chaque départ, ..., Assou le trahissant, Benedicte refusant son aide, Mathilde pleurant, Sextant tombant, Malderone se battant, Jir'A se suicidant, ... Tous ces sacrifices, et tout ce qui reste à Alexeï c'était qu'il y avait toujours un espoir pour les autres. Qu'il y avait toujours un espoir pour le Multivers. Il savait qu'il devait souffrir et qu'il devait en payer le prix par son âme. La seule chose qui lui permettait de tenir, c'était l'espoir que le chemin qu'il avait choisi d'arpenter était le bon. C'est pour cela qu'il devait aller jusqu'au bout.



Je sens alors que la "Foi" que Staft haïssait tant n'était que l'autre facette de son propre mal. Tous deux étaient seuls à cause de ce qu'ils croyaient. Tous deux étaient pris pour fou parce qu'ils pensaient être les seuls à voir ce qui se cachait derrière les mystères du Multivers, l'un par la foi et l'autre par la science. Tous deux voulaient protéger les autres, l'un du mal en chacun de nous et l'autre du mal qui sommeillait en lui. Tous deux avaient accepté de ne pas lâcher prise.





Le silence pèse quelques instants dans la pièce, avant que les chaires ne reprennent leur lente plainte face à ces intruses aiguisés.
" Autrefois ... il ne t'aurait pas compris ...
Il n'aurait pas compris ton amour ... cette façon de se sacrifier pour les autres ...

Mais aujourd'hui ... ou il y plusieurs semaines... quelqu'un lui avait aidé à ouvrir les yeux. "


Galu.

Celui-ci ... à sa manière, avait montré à Staft que, malgré sa nature à être buté ... non seulement, il s'accrochais encore à la vie ... mais qu'il était prêt à mettre sa vie entre les mains de quelqu'un ... à lui faire confiance ... à avoir foi en lui ...

Alors qu'il que lui-même restait aveugle face à cette évidence ... Galu avait réussis à lui ouvrir les yeux ...
Il continuait à espérer ... et qu'il était prêt à montrer ses faiblesses ... à quelqu'un en qui il pourrait avoir confiance.

Il faisait déjà confiance à Gabriel ... mais cette relation était partie sur les mauvaises bases.
Il fallait trouver quelqu'un pour lui confier sa vie ... à sa manière ... quelqu'un qui par sa présence saurait ouvrir enfin les mains et lui retirer les griffes.

Et cette personne ...
Ce fut Divina.
Staft avait créé cette personne dans ce but ... pouvoir lui montrer ses faiblesses ... qu'elle puisse l'aider... qu'il puisse enfin compter sur quelqu'un pour finalement réussir à compter sur les autres. Un premier pas vers la confiance... vers la Foi.
Staft avait fait en sorte que cette jeune fille soit le symbole même de ce qui vaut la peine d'être protégé...
Et les premiers instants ne firent que renforcer cette impression.
C'est pour elle qu'il décida de changer à nouveau de corps ...
de devenir un bouclier.
Comme aujourd'hui, où son corps a pu protéger celui d'Alexei.
Mon corps organique.
C'est pour qu'elle puisse vivre dans un monde meilleur qu'il construit cette armé ...
C'est pour elle qu'il veut prendre conscience de l'importance de la vie ...
Pour qu'elle vive ...


" Staft se bat pour ce qu'il croit être ce qu'il y a de meilleur dans ce monde ... En découvrant l'amour de sa création, il a ouvert le chemin pour découvrir l'amour du Multivers"

Les dernières sutures sautent...
Une ultime balafre se forment sur les corps d'Alexeï et de Staft, se libérant comme une ultime mue.

N'est ce pas de cela que je suis formé ? Ces deux corps, ils sont moi. Ils sont ce que j'ai été ... ce que je suis. Je suis Alexeï, une rage martelé par le sang de mes amis, la travaillant comme un métal, la canalisant, la trempant pour donner peu à peu quelque chose de stable, de pur et de juste.

Je suis l'égoïsme de Staft qui évolua telle une chenille. Chaque corps est mon cocon que je laisse derrière moi à chaque transformation. J'ai transcendé la chair et mon esprit avide de destruction et de solitude pour devenir l'ultime instrument de protection. A la fois pour moi même, mais aussi pour le Multivers.

Je suis une lame de Foi brûlante et un bouclier de Savoir impénétrable. Alexeï, Staft, vous êtes les reliques de ce que j'étais. Et aujourd'hui, votre sang sur mes mains, mon sang sur mes mains, je dois regarder en vous, une seconde fois. Si vous ne portez pas en vous les clés de la libérations, vous avez été les clefs de mon illumination. Merci à vous deux ...

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Ven 7 Aoû - 16:42

[Up sur le destin]

L'ouverture du corps de Staft vous offre un spectacle déjà vu quelques secondes auparavant : un cadavre qui a subit une ablation du coeur.

Le niveau de sang monte à peine pendant ton temps d'introspection. Un bon signe... espérons-le.


Petite précision de la part de Staft:
 
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Ven 21 Aoû - 17:37

J'observe avec un certain intérêt cette chose ...
ou plutôt cette absence de chose ...


" Retirés ... enlevés ... "

Nos deux cœurs ont été retirés.

Je vérifie le reste du corps.
Pas d'entaille à un autre endroit.
Pas d'autre organe absent.

Je risque ma main dans le corps de Staft, sentant du bout des doigts, l'estomac le poumon, bien que ceux-ci aient été écartés pour accéder au coeur.




" Visiblement ... nos corps ne sont pas la clée de l'énigme ... "
Je reconnais que mes anciens moi ne sont pas forcément des enfants de coeur ...
Peut-être est-ce là, la clé ? Chercher une personne qui a du bon ?


Je sens une envie monté en moi.
S'il y a bien une personne qui est censé être ' bon ' dans cette salle, c'est Kaen elle-même.

* Non ! On ne touche pas à la Déesse ! C'est sacré ! * pensai-je subitement
Je sens là les pensées très pieuses d'Alexei monter lorsque j'effleure à peine l'idée de toucher la Déesse ...
* Soit ... mais nous ... je devrai me rabattre sur elle, si je n'arrive pas à trouver... Elle doit certainement être importante dans cet endroit ... *


Les souvenirs d'Alexei m'attirent cependant vers une personne ...
Une personne qu'il regrette ... tellement ...


"Maëlle."
Celle qui fut la mère de tous ... celle qui n'a fait que soigner et aider les autres ... Elle était le coeur du Pandora quand Sextan était la tête
et aujourd'hui ... elle repose ici.


" Je suis désolé de t'avoir entraîné là-dedans ... tu ne méritais pas cette mort ... tu avais tant fait pour les autres ... "


Mes mains montent chercher la poignée.
" Tu ne mérites pas d'être ici ... tu ne mérites pas de mourir sans que quelqu'un prie pour toi... "

Je m'écarte lorsque le sang coule à nouveau, prenant soin de noter la quantité qui se jette dans la salle.

" Une mère pour tous ... c'est si ... non, tu n'aurais pas dû être là ... "

Mes mains viennent s'emparer de son frèle corps, que j'emmène ensuite sur une table.

Mon côté Staft découvre cette personne...

* Elle ... est ...  *
Elle avait son charme ... à sa manière ... Son corps avait vu passer près de 50 années Linoriennes mais elle était bien conservé. Mais ce n'était pas le plus troublant. Jadis une Sanctificate, elle s'était rebellée contre sa patrie et son corps en était marqué de runes de pénitence. Elle était loin d'avoir le corps recouvert comme Jack, mais elle n'avait tout de même pas à rougir.
Et le souvenirs d'Alexei la montre pleine d'envie de protéger ce monde ... même contre eux-même parfois. Je la revoie menacer les membres d'équipage du Pandora alors qu'ils s'apprêtaient à se battre.

" Elle me fait un peu penser à Divina, d'une certaine façon ... "

Je souffle avant de baisser la tête et de faire le signe du Lotus.

"Maëlle, toi qui était la morale et l'âme du Pandora. Tu avais décidé de dédier ta vie à la survie de ton prochain. Sanctificates ou Transhumaniste, Centiliens ou Niroyens, criminels ou pas. Une idéologie qui t'avait valu ces marques sur ta peau. Tu estimais que chaque personne souffrant méritait qu'on lui tende la main. Tu t'es insurgée contre l'intolérance et la cruauté. Sans que je ne m'en aperçoive, tu suivais la voie de la Déesse. J'aurais dû m'inspirer de toi plus souvent. La Bible de Kaen nous dit que les habitants des incarnats-liés sont le reflet de notre être ou de notre égo. Maëlle, tu étais sûrement la meilleure partie de mon être. Puisse la Déesse te guider dans la Source. Puisses-tu trouver la paix. Puisses-tu me pardonner ..."



Je reste quelques secondes de plus dans un silence profond, accompagné du bruit de goutte tombant du plafond ...
Le mains jointent, la tête baissé, je respecte son corps ...

Mais hélas ... ce corps est ici pour une toute autre raison.
Je reprend mon souffle en ouvrant les yeux et en relevant la tête.

Mon corps se penche un peu plus vers ce cadavre ...

" As-tu toi aussi perdu ton coeur ? "
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 8 Sep - 18:47

[Désolé pour la longue absence, ça a été compliqué. Donc j'avais dit, je vais faire un petit speed-up sur les scènes pour vous amener à la toute fin]

Aucun sang ne gicle lorsque l'on ouvre le coffret mortuaire. Il y a bien un coeur dans le corps de Maëlle. L'idée est évidemment de le greffer sur le corps d'Alexeï. Ce corps alors se relève et se dirige vers les portes fermées pour tenter de les ouvrir. Il y a arrive presque mais il manque encore un peu de force. Une fois qu'on a compris ça, on comprend qu'il faut greffer un coeur à Staft. Là encore, le choix est large mais tant qu'il est honnête, ça va fonctionner. On peut tout à fait lui greffer le coeur de Kaen : il n'y a aucun corps dans le tiroir juste l'organe dans un écrin pourpre. Aucun sang ne gicle lorsque le tiroir est tiré.


Ensuite, le corps de Staft, équipé de ce nouveau coeur se relève et ouvre les portes qui vous libèrent tous deux dans un grand éclat de lumière. Vous sortez de la pièce. Vos doubles ont disparu mais vous sentez que quelque chose a changé. Vous êtes désormais capable de "pousser les murs" et de tricher dans le labyrinthe (en l'occurrence ce que vous faites en détruisant les murs c'est aussi détruire l'enchantement).


Bien évidemment vous avez pas le temps de tout détruire un par un, il faut aller au centre du labyrinthe pour détruire les "clés centrales" de l'enchantement. Vous traversez donc les murs pour aller au centre et croisez à plusieurs reprises Jialle en combat avec Horini, ce qui prend la forme de créatures et de cauchemars tous déguelasses auxquels vous échappez en restant discret.


Arrivé au centre, vous êtes dans une sorte de jardin gothique où quatre chambres ou caveaux dirait-on vous attendent. Il s'agit des clés centrales. En l'occurrence la maison de Marmin, de Galu, d'Horini et de Jialle. Ces chambres sont en fait des énigmes...


- La chambre de Marmin : Les Cents Epées

Celle-ci est jonchée d'une soixantes de cadavres sur un carrelage noir et blanc, tous occis d'une épée dans le corps. Des épées dont la garde est d'ébène ou d'ivoire et qui représentent Arken, Kaen, l'Artisan, Jialle, Telagan sur son cheval, les autres Gardiens, etc. La référence aux cents épées de Marmin va plus loin puisque de nombreuses épées sont incrustées dans les murs et pointent vers vous. On se rend compte que si l'on touche une "mauvaise" épée plantée dans un cadavre, une des épées du mur file droit sur vous (blessant ainsi votre psyché).


Il faut comprendre que l'agencement des cadavres est en fait un jeu d'échec qui représente à peu près la partie que vous avez joué dans cette guerre. Une fois qu'on a compris ça, votre sens de la stratégie vous permet de comprendre la position et qu'il faut prendre une épée pour la planter dans un autre corps pour faire échec et mat. 


Une fois cela fait, vous pouvez sortir et la maison s'effondre...


- La chambre de Galu : L'Oeil de Galu


La pièce est plongée dans un immense brouillard. Impossible de rien voir ou de rien comprendre. Il faut pour cela la connaissance d'Alexeï dans le symbolisme religieux. Le symbole de Galu est l'oeil dans la brume. Il faut donc... arracher un oeil ! Vous pouvez faire cela sur vous (grosse perte de santé mentale) ou prendre celui d'un cadavre de la maison précédente où d'une bête qui peuple le labyrinte. Une fois cela fait, partout où l'oeil regarde, la brume se dissipe et la maison s'effondre. Vous vous en sortez sans soucis.


- La Chambre d'Horini : Les Mains de la Prières.


Cette pièce est probablement la plus simple et la plus compliquée, puisqu'il n'y a rien. La pièce est d'un blanc infini. Tout ce qui est pensé ou dit, se reflète sur les murs, voire prend forme (destruction, monstres, individus, prières, etc.)


Comment détruire cette page blanche qui imprime tout ? La ruse est de professer sa foi totale en la Déesse. En l'occurrence, il faut se remettre entre les mains de la Volonté de Kaen sans demander quoi que ce soit. En somme, il faut faire l'impensable ou pas loin : un post d'à peine quelques mots qui dit qu'on s'en remet à Kaen. Voire un post vide !


La chambre alors, disparaît tout simplement.




Voilà donc trois chambres de défaite et il n'en reste plus qu'une dont la pierre d'un gris rouge malsain vous annonce l'ultime challenge. Sauf que, puisque vos exploits n'ont pas manqué de fragiliser le dôme, ils n'ont pas manqué d'attirer l'attention de Jialle qui s'approche sous l'apparence d'une phoenix pourchassé par une Horini enrobée de ce que vous ne pouvez décrire comme autre chose qu'un manteau de nuit.


Loin de vous attaquer frontalement, le phoenix plonge vers la dernière maison pour s'y engouffrer. Elle vous attend... 


Horini vous explique qu'elle ne peut rentrer dans cette maison n'ayant pas la pouvoir que vous avez acquis sur l'enchantement lorsque vous avez passé l'épreuve de la morgue.


C'est donc à vous de rentrer dans ce caveau sous les portes duquel rougeoit une lumière salle. Le feu de la Nouvelle Déesse qui vous défie de l'affronter !
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Sam 19 Sep - 13:25

Le phoenix entre dans la demeure aux pierre gris rouge. Comme dans les textes saint, le feu filent vers la terre poursuivit par la nuit éternelle. Mais nulle explosion, nul flamme, nulle chaleur, la nuit n'est pas les ténèbres, elle est notre protectrice. Tel un manteau que nous portons, elle est sur nos pas. Elle est avec nous alors que nous avançons vers l'ultime pièce. L'endroit me fait penser à un caveau s’enfonçant dans les tréfonds. Mais nul tréfonds, nul ciel, nulle réalité. Tout ici n'est qu'esprit et magie. Une magie que mon esprit à arpenter pour n'en laisser que des ruines.


Je prends appui contre l'un des murs de cette pierre ferreuse. Le métal de la lame noire au pommeau de rubis est toujours là, elle est encore maculé de sang, mon sang. Celui qui coule de mon épaule gauche. Celui qu'est venue chercher dans le caveau des Cents Epées. Toute stratégie a ses désavantages. La victoire nécessite des sacrifices, et l'un de ces sacrifices nécessitait que cette lame s'enfonce dans ma chair. Je le savais. Nul échec et mate sans avoir fait couler mon sang. J'eus de la chance néanmoins, 8 centimètres vers le bas et c'était le coeur qui était touché.


Le coeur, ce mot était si étrange subitement après l'épreuve de la Morgue. Alexeï avait eu droit au coeur de la plus altruiste de ses amies. Il avait eu droit au coeur de celle vers qui, sans vraiment s'en rendre compte, il aurait aimé ressemblé. Il aurait voulu ressemblé à une part de lui même. Staft, quant à lui, avait reçu un don de la Déesse. A la fois un présage et une solution de l’Énigme. Le corps de la Déesse n'était pas là, seul son coeur l'était. Jamais une lutte psychique n'aurait été aussi intense pour ouvrir ou pas un tiroir et jamais une telle lutte aura eu pour réponse une nouvelle énigme. Kaen était elle vraiment morte ? Avait elle prévu cela ? Et ce coeur dans le corps de Staft, était ce une manière de montrer que ce dernier cherchait la foi à son tour ? Trop de question, trop d'esprit pour y répondre en se contredisant. Les deux voix qui s'affrontaient s'entendirent théologiquement sur un match nul. Car aidé par ces cœurs, je pouvais plier ce labyrinthe. Je pouvais enfin l'affronter d'égal à égal.


Egal à égal, je continue d'avancer vers la porte du caveau du Phoenix alors que je soupire devant ces épreuves que j'ai traversé. Car si les murs du Labyrinthes pouvaient être déplacé, tordue et brisé, le noyaux qui en faisait sa stabilité avait leur propre règle. La plaie de mon épaule en était la preuve. Mais c'était aussi le cas de l'oeil que j'avais encore dans ma main gauche. Je souris intérieurement alors que je me souviens de son ancienne propriétaire. J'avais été la retrouvé dans cette morgue. Avheli, celle là même qui avait suivi Jialle. J'avais pris la lame qui m'avait transpercé et je lui avais fait sortir l’œil avec le talent d'un chirurgien. Le hasard voulu que la lame qui la dépossède de son globe oculaire me rappelait Gabriel. Un métal noire comme son armure, un rubis rouge et brillant comme ses yeux. Je ne sais si c'était mon imagination ou bien un effet du pouvoir nouvellement acquis, mais j'eus l'impression que c'était lui, que c'était sa force qui était à mes cotés.



De la même manière, j'eus l'impression, lors de l'épreuve d'Horini que c'était Kaen qui me guidait. J'avais dans ma mémoire des écris aussi vif que si j'avais dans le livre sous mes yeux. La mémoire parfaite de Staft et les heures de lectures d'Alexeï se croisaient dans un enchevêtrement de symbole. Mais ce fut mieux qu'un livre qu'on m'offrit. Je marchais littéralement sur les paroles de la Déesse, dans la voie qu'elle avait tracé. Un spectacle que milles descriptions ne pourront pas expliquer. Toutefois, l'apothéose vient de l'instant où mon esprit se vide de toute prière, de toutes peur et de toute pensée. Les écris disparurent, les émotions s'apaisèrent. J'accomplissais l'acte de foi, celui de s'en remettre à sa foi. Je m'en remis à elle pour enfin arriver sur cet escalier descendant vers le nid du Phoenix.




Mes pieds ressentent la rugosité de la pierre rouge, je suis au pied des marches. Je prends un instant pour me recentrer après tous ces efforts.
Je ferme les yeux ...
L'heure est venu.
Je me concentre.

Je souffle laissant une douce colère m'envahir.


" Jialle.

Toi qui est derrière tous cette machinerie dont les rouages corrodés atteignent leurs limites ici et maintenant.
Toi qui a provoqué la mort de tant de personne.

Désormais ...
Tu vas payés.

Pour le passé, le présent et le futur de ce Multivers ...
Pour Kaen et pour Marmin.
Tu vas payer.


Tu vas payer ! "



Le sol se fissurent sous mes pas.
Mon pas lourd se dirige vers l'entrée de la dernière chambre, celle qui décidera du destin de cette histoire.

Les murs dessinant la porte se courbent, tels les barreaux d'une prison que l'on tord avec une force incommensurable.

Car c'est ma force.
La force d'un homme qui a admit ces erreurs.




la porte se fissure lorsque j'entre dans l'arène,
la lame noire, maintenue dans mon dos par ma main droite.

J'entre dans l'enfer.


" Jialle Del Sangre.
Aujourd'hui,
ton règne a commencé
et s'achèvera. "

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Dim 20 Sep - 12:51

La salle est inondée de lumière et la chaleur qui s'en dégage est déjà à la limite du supportable bien avant que tu ne forces l'ouverture des portes. Ce qui t'y attend, n'est plus ni moins qu'un soleil qui remplit quasiment toute la pièce est qu'il impossible de regarder en face sans se brûler totalement les yeux.


De toute la force psychique qu'il te reste, tu tiens autant que tu le peux. 


La voix qui s'échappe de cette sphere brûlante fait rougir ta peau à chaque phrase. Des mots lâchés avec toute la force compacte de la puissance de celle qui s'est imposée en nouvelle déesse. Néanmoins, tu sens que son combat avec Horini l'a clairement affaiblie, autrement tu ne pourrais probablement pas soutenir ce face à face.


"Tu brûleras. Tu seras purifié par mon feu sacré, impie ! Je suis le Grand Tout. Je suis le Don. Je suis le Commencement et ta fin."
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Dim 27 Sep - 21:01

Les portes s'ouvrent devant bien des choses si ce n'est ce que je m'attendais. Jamais, jusqu'alors, je n'avais pu admirer un tel spectacle. Une psyché si puissante qu'elle semblait capable de tout dévorer, par sa simple présence. La pièce en elle même semblait totalement s'éclipser devant l'astre qui nous faisait face. Même fatiguée par un combat intense contre Horini, elle était capable d'un tel miracle. J'en reviens presque à regretter de devoir abattre Jialle. "L'abattre" ce mot déclenche subitement des sentiments plus que contraire.



D'un coté, malgré l'imposante supériorité de sa puissance, j'étais en train de chercher un moyen de la détruire et de l'affronter. Sa force, éblouissante et incandescente, nous agressait littéralement. Elle nous voulait du mal et chaque seconde à ne pas agir était milles chances qu'elle avait de nous réduire à néant. Je devais détruire ce soleil. Mais l'autre coté me hurlait de ne pas agir. Jialle était là pourtant, elle était à portée de main, notre cible, notre vengeance. La Déesse, Galu, Horini, tout le monde ne nous aurait pas guidé jusqu'ici si nous ne pouvions pas la battre. Ils croient en moi, moi la personnification du paradoxe à la fois Chaos et Ordre. Je l'ai défié plus d'une fois, une fois de plus ce ne serait pas bien grave.


Toutefois, les images d'Alexeï regardant ses amis mourir devant ses yeux et celles de Staft en train de se faire projeté contre le mur comme une poupée de chiffon me revinrent à l'esprit. Nous l'avons déjà défié, plus d'une fois chacun. A chaque fois, c'était parce que je n'avais d'autre choix, parce que je sentais mes tripes me hurler d'agir. Mais maintenant, mes tripes me tirent vers deux directions et mon corps (si on peut dire) est en train de combattre, comme mon esprit. Ce n'est pas une erreur de m'envoyer ici, pour ce combat final, je le crois. Mais pourquoi affronter une telle puissance ? Je sais que je ne peux pas l'affronter. Ma main est renfermée sur la lame noire devant moi comme prêt à foncer dans la mêlée dans un ultime élan de folie quand subitement, mon visage se décrispe ... Une pensée resurgit :

*Les mécréants périrent dans les flammes. Mais elles ne purent brûler ceux qui avaient Foi en Kaen* Révélation - Horini Verset 15 chapitre 11.



Je regarde autour de moi, je dois avoir la Foi en Kaen, ce n'est pas une erreur de m'avoir envoyé là. Et si ... et si le destin voulait des fous suicidaires pour arriver ici, il n'aurait pas eu besoin de moi. N'importe qui pouvait le faire. Non ce devait être moi, aussi impuissant que je suis. C'est le but. Je ne dois pas être puissant pour réussir cette épreuve. Les paroles du soleil ... tout cela sonne comme les pièces d'un puzzle. Je ne suis pas en position de pouvoir affronter Jialle, je ne l'ai jamais été. Je sais que l'affronter, c'est la défaite, aussi belle et héroïque qu'elle soit. Et la défaite signifie la mort, la destruction, les ténèbres. Non, aujourd'hui, je ne dois pas échouer. Et c'est parce que je sais que je ne peux gagner que je peux m'en sortir.


Les choses s'éclairent, est-ce vraiment Jialle devant moi ? Pourquoi suis-je encore en vie ? Pourquoi attendre ? Pourquoi ces paroles se semblent-elles être une énigme ? Parce que ce n'est pas Jialle, ma cible. Ma véritable cible est cette salle. Peut-être est-il temps de tenter des choses moins directe. Je tente de regarder autre part pour ne pas me brûler les yeux avant de laisser tomber ma lame. J'entends le tintement du métal sur le sol. Puis je lâche l’œil. Tout cela ne m'est d'aucune utilité ... Je fais une inclinaison polie malgré la chaleur qui me donne l'impression de crépiter de l'intérieur et je fais le salue du Lotus.
Oui ... quoi de mieux...

"Ô Jialle, ne pouvons nous pas cesser cette folie ?" sont les mots qui sortent de ma bouche.



Me rendre ? Non, ce n'est pas dans mes intentions. Mais cela me semble un bon début pour communiquer. Parler, gagner du temps, observer, tenter de comprendre où nous sommes et ce que nous sommes sensé faire. Comprendre où est vraiment Jialle. Il me faut du temps, il me faut des informations et si Jialle m'offre la chance de ne pas mourir tout de suite, peut être pourra-t-elle nous éclairer sans le vouloir.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Lun 28 Sep - 9:41

Le tintement de ton arme que tu lâches sur le sol finit de résonner alors que tu commences à parler d'une voix forte. Une voix étrange. Car le son de tes mots n'a pas le timbre auquel tu es habitué. Et aussi fou que cela puisse te sembler, dans ta voix... tu entends aussi celle de Kaen.


Ton lâcher-prise soudain semble abaisser le niveau de température, ou plus exactement, ta sensibilité à cette chaleur infernale. La bulle de feu continue de grandir agressivement vers toi, mais la chaleur est paradoxalement de plus en plus soutenable. Il semblerait que la compassion dont tu t'es vêtu forme une armure sur laquelle l'agression n'a aucune prise.


Ton nez à quelques centimètres de ce soleil palpitant, tu te prends à penser que tu pourrais y rentrer sans problème. Tu vois presque par delà la luminosité aveuglante de cet assaut igné pour deviner la silhouette brûlante de Jialle. Et ton invicibilité soudaine ne fait qu'amplifier sa rage.


"De quelle folie parles-tu ? De celle qui consiste à gâcher le potentiel de milliards d'individus en opprimant leur Don sacré à manipuler la réalité ? Ou de celle par laquelle on laissa le trône divin à une incapable moins puissante que sa propre élève. 


Je n'ai pas peur, Centilien ! Je ne crains pas d'utiliser la puissance divine pour changer le monde. Et si cela doit passer par la destruction de nations entières...


Qu'il en soit ainsi !"


Ses salves de feu redoublent d'effort mais lorsque le feu t'englobe, tu ne sens rien d'autre que l'amertume de son âme et le chagrin de son esprit.


Intact, tu avances.
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Staft Forest

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Dim 4 Oct - 15:41

Les flammes m'enrobent, mais je les crains pas.
Je ne les crains plus.
Ils n'ont pas la priorité.
Ils ne l'ont plus depuis que je vois Jialle.

Jialle. Jialle dans toute sa rage. Cette colère que tout le monde lui reproche.

Mais qui sommes nous pour ne pas essayer, seulement essayer de la comprendre ?
Avons nous aucune âme ? Aucune émotions pour tenter de voir ce qu'elle cherche à dissimuler au fond d'elle-même ?

La voix de Kaen résonne dans la pièce en même temps que la mienne, est-elle parmi nous ? Cherche t'elle à me dire que ce que je fais est juste ?

Les flammes m'enveloppent d'avantage le soleil me fait entrée dans son coeur.

Je sens ta rage Jialle, je sens ta colère ...
Mais désormais ... je t'écoute. Je t'écoute et je sens enfin autre chose.
Quelque chose qui me dit que tu n'es pas définitivement perdue.

Je m'avance, la tête baissée légèrement, sentant les émotions qu'elle avait tenté de dissimuler au fond d'elle même.


" Jialle ... "
Mes yeux remontent vers elle, afin qu'elle puissent lire mon regard.
Qu'elle puisse percevoir que je la ressens.
Qu'elle comprenne que je l'écoute.

Que quelqu'un l'écoute enfin.


" Jialle ... Je parle de cette folie qui t'aveugle.
Ces folies que tu reproches à Kaen, il n'en reste rien aujourd'hui. Tu les as toi-même balayée.

Il ne reste que la tienne.

Je parle de cette colère. De ce masque que tu ne cesses d'utiliser.
Je parle de la folie de vouloir rester seule.


A quand remonte la dernière discussion avec quelqu'un où tu étais franche ?
Depuis combien d'années n'as-tu pas pu dire ce que tu ressentais vraiment ?"



Je m’arrête devant elle, tendant les bras en m'offrant à elle.

" Regarde moi. Je suis là. Tu ne parviens pas à me brûler.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu n'y parviens pas ?
Pourquoi cette pièce refuse-elle donc de te laisser me brûler ? "


Je baisse les bras.
" S'il te plait Jialle...
Pourquoi fais-tu vraiment tout ça, au final ?"

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et change toi d'abord. "

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La Volonté de Kaen
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 13 Oct - 19:35

Ses flammes s'amplifient alors que tu avances jusqu'au coeur de la sphère. Jusqu'au fond de sa rage. Confrontée à la question, contrainte de te vaincre dans sa réponse pour l'emporter tout court, elle serre les yeux et puise en elle-même une explication qui, tu le sens, a du mal à venir.


"En vérité, je vous le dis, la puissance des Centiliens est unique.
Elle puise sa force dans la terre, dans l'air, la pierre, le vent et le feu.
Elle est une et tout est avec elle, qui la consume comme le bois.

Le buisson des buissons ne saurait pas mourir en donnant le sein à ses
enfants. Il n'y aura jamais de lait qui se tarit. Jamais de source qui ne 
s'assèche. Jamais de feu qui ne s'étouffe. Jamais de vent qui s'essouffle.

Car ces terres ont reçu ma bénédiction, elles jouiront d'une éternité de 
puissance. Et jamais les Centiliens ne craindront son absence. Ils
donneront autant de fils à Centile qu'elle en puit porter. Aucun ne manquera
de pouvoir."



Il y a un temps où elle se crispe. Les mots ne sont pas sortis facilement. Ils sembleraient la blesser elle-même.



"J'étais à Yohmé ce jour là. J'étais parmi la foule qui levait les yeux vers le Mont du Matin. Ce fut la première fois que je voyais celle que l'on commençait tout juste à acclamer non plus comme une prophétesse, mais comme une déesse.


Elle nous avait promis, à tous, une éternité de puissance. Un rêve que j'ai protégé en devenant sa disciple. Et voilà qu'un jour, j'utilise le Don pour punir des impies qui lapidaient les prêtresses de Ladel et saccageaient son temple. Le jour où Kaen me condamna au banissement. Pénitence. L'enfermement sans fin de ce faux purgatoire. 


Incapable d'utiliser le Don. Impuissante. Tandis que Centile s'enlisait dans la complaisance, le comfort, la corruption et la peur de ceux qui manipulent l'art sacré. Kaen ne m'a pas seulement abandonné.


Elle a abandonné le rêve centilien. Elle a renié sa promesse. Elle a rompu le lien avec son peuple. La religion... la religion... la religion signifie relier. Dieux et hommes. Sans religion, nous sommes condamnés à la condition humaine, sans jamais ressentir l'espoir, même de manière intuitive, que l'on peut un jour se dépasser et se rapprocher des Dieux."


Elle lutte. Elle lutte contre l'émotion qui la submerge jusqu'à ce que, dans un torrent de sentiments, tout se déverse.


"Je voulais rappeler aux centiliens ce que c'était de croire. Leur donner des raisons de croire dans un véritable visage de la divinité et non pas dans les avatars fantasmés et trop accessibles qui pullulent sur ce monde sec. Les stars qu'ils adulent, les personnages fictifs auxquels ils s'identifient, les rêves médiocres qui ne vont pas plus loin que leur propre petite vie. Voilà les nouveaux dieux qu'ils se sont inventés. Mais il existe une autre voie.


Une autre voie, plus ténue, moins facile, moins séduisante que l'on taxe de surannée et qui consiste à croire que nous pouvons tous nous rapprocher des dieux. Alors oui, j'ai voulu briser les idoles. J'ai voulu que le Culte ne soit plus cette institution à la solde d'intérêts particuliers. J'ai voulu que l'on craigne à nouveau de ne plus regarder vers le ciel en disant "je suis minuscule mais il existe un modèle d'absolu qui me fera grandir".


J'ai voulu détruire le monde pour construire sur ses cendres."


Ses yeux embués de larmes, elle les fixe enfin vers toi tandis que ses sanglots coulent désormais abondamment.


"Mais qui ne l'a jamais voulu ? Si tu avais pu le faire. Ne l'aurais-tu pas fait ?"


Les larmes sur ses joues trouvent un écho sur l'extérieur de la sphère. Jusqu'à ce que ce soleil, lui aussi, pleure. Le soleil qui irradie vers le bas. Le soleil pleureur. Le symbole de la Déviante.


Avec ses derniers mots, un éclat lumineux innonde l'espace, faisant éclater aussitôt la quatrième et dernière chambre. Le sceau est brisé. L'enchantement défait.


Vous revenez aussitôt à votre corps qui a subit les affres d'une exposition prolongé aux flammes. Le champ de protection a volé en millions d'éclats d'arabesques luminescentes. Vous apercevez, le temps d'une miliseconde, le corps physique de Jialle qui vient tout juste de sortir de cette transe, encore prise dans la transe émotionelle où vous l'avez mise. 


En un téléport, Prius est aussitôt à ses côtés, le corps de Gabriel sur l'épaule. Il a un regard plein de vengeance alors qu'il pose la dépouille de son père. Vous comprenez très vite que la malédiction d'Asophos est en train de se déclencher à la puanteur nauséabonde et à l'énergie verdâtre qui se dégage à très grande vitesse du corps. Prius revient vers vous d'un bond volant en vous empoignant par le col pour vous sortir d'ici à la vitesse typique des Khaliens.


L'énergie d'Asophos est sur vos talons alors que vous sortez de la salle des Mille-Mondes. Le souffle putride de la malédiction fait voler le dôme rocheux en éclat et vous ne commencez à gagner du terrain sur cette vague d'énergie mortelle qu'au bout de plusieurs centaines de mètres. 


Puis, enfin, il vous pose, près de Galu et des renforts du HCC et du Temple de Kushu, eux aussi rapatriés en urgence par des portails invoqués par le Sage. Le vieux Disciple a le regard fixé sur le dôme où l'énergie verdâtre commence à refluer. Il fronce les sourcils et respire fort tandis que vous pouvez entendre l'écho des cris de Jialle qui lutte contre la malédiction. Les hurlements montent dans les aigüs jusqu'à s'arrêter tout à fait en même temps que la malédiction se dissipe, ne laissant derrière elle qu'une terre en ruine de pierres noires où la mort semble encore ronger les dernières bactéries à sa surface.


Le masque d'inquiétude du Sage semble enfin se désagréger sans trop vouloir y croire. Un relâchement si violent que Galu chancele, tremble, avant de tomber à genoux, une main sur son sceptre. Il éclate dans un rire triste plein de sanglots alors qu'il tente de retrouver son souffle. Vous l'entendez murmurer à peine : "c'est fini... c'est fini..."


Prius, lui, est resté aussi digne que possible et grâce à ses yeux perçants il invoque un sort de télékinésie sur un petit objet à l'épicentre du cratère plat qui s'est formé. L'objet arrive vers vous. Une sphère, non, un polyèdre à six face frappé du sceau d'Horini : des mains jointes. Un objet de nacre et d'argent, ciselé d'une multitude d'écritures kaenienne minuscules. 


Vous comprenez bien vite qu'il s'agit du sort de scellement appliqué par Horini pour enfermer l'esprit de Jialle.


Avec la disparition de la nouvelle déesse, le sort de contrôle des esprits des mercenaires s'est lui aussi dissipé. Très vite, ces derniers rendent les armes et posent leurs vaisseaux. Les coups de feu cessent. Le silence hurle. Il n'y a que le vent et le son des bottes contre la terre désormais.


La guerre est finie.
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Alexei Orlov

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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mar 13 Oct - 23:04

Je reprends mes esprits ... ou plutot mon esprit. L'armure de Staft glisse de ma peau pour se reformer en un corps. Notre collaboration devait prendre fin. Deux esprits ainsi fusionnés ne pouvaient le rester indéfiniment. Trop de dissension, trop d'écart et plus d'ennemi commun pour nous unir. Ma peau retrouve la sensation de l'air qui la caresse ... Presque du moins. Je sens que mon corps est devenu glabre. Je ne sens pas la douleur, je ne la sens plus. Les réminiscence de Staft me disent qu'il a guéri mon corps...


Oui il l'a guéri, mais les flammes étaient si fortes et notre cible tellement primordiale que ma peau n'était plus qu'un parchemin froissé. Je ne voyais presque plus les écris de Kaen sur ma peau ... Mais je savais qu'ils étaient là, je les sentais encore. La magie arrivait à les faire luire au travers du tissu cicatriciel. Je suis toujours béni par la Déesse... Mon regard se porte vers le cratère qu'est devenu le Dome.


Je repense aux paroles de Jialle. Ce sont ses émotions qui nous ont permis de la neutraliser. C'est elle qui nous a permis de pouvoir sauver toutes les vies. Les armes se posent et le silence reprend ses droits alors que je regarde le cratère pensif.

*Jialle, tu voulais rétablir l'équilibre. Tu voulais risquer de le briser pour cela. Tu voulais juste que tout redevienne comme avant*

Comme avant ... Je regarde ma peau parcheminée alors que je me lève. Je suis nu au milieu de ce massacre ... Ma main se tend vers ce qui reste d'une des bannière de Centile, cette bannière du Lotus doré que nous avons sauvé. Je le la place sur mon dos pour cacher mon corps brulé.


Comme avant ... j'entends Galu le penser aussi. Il dit que tout est fini. Comme si tout allait retourner comme avant ... Le Sage, le garant de l'immobilisme, ses larmes lui cache la vérité.

"Rien n'est fini ..." dis je pensif sans lacher mon regard de ce cratère.


Je soupire en secouant la tête. Je regarde alors Staft en lui tendant la main pour l'aider à se relever à son tour. Je sais qu'il n'en a pas besoin. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas le faire. Lui et moi avons partagé nos corps et nos esprits. Un lien forgé dans le feu de la guerre et de la Déesse.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   Mer 14 Oct - 13:52

[Hide]Loin du champ de bataille, dans les colines où mes troupes avaient débarqué.
Un sceptre termine de tracer un portail, tracer de longues minutes auparavant pour porter un message à Divina.


Message a écrit:
Divina ... ma fille.
J'ai fait ce que j'ai pu pour tenir ma promesse ...
Jialle est vaincue... la guerre est finis.

Tu me manques ...
Je doit rester encore quelques instants sur centile ...
Des instants qui risquent de se traduire par des jours pour toi.

Le champs de bataille n'est que feu et sang... je ne souhaite pas que tu le vois.

J'ai du faire ce que j'avais a faire ...
Et pourtant ...
Divina ... j'ai besoin de toi ...
Mais je ne regretterais pas si tu ne viens pas ...

Je ne sais plus ce que je dis ...

Tout va bien en tout cas ...
C'est tout ce qui compte.

[/Hide]


***


J'ai fait ce que j'ai pu...

Mes dards se sont retirés en douceur, réparant en chemin les tissus déchirés ou brûlés, réparant les chairs à vif.

Malheureusement ... le temps me manque et les moyens me manquent pour tout guérir.
Mon corps a considérablement diminué, il n'est qu'une coquille vide désormais.

Une toute petite coquille dévorant le sol sous moi pour commencer à répliquer les milliers de nano-robot qui le composent...

Je suis à terre, assis, dos au rocher, observant la plaine.
Mes troupes sont en train de déterrer mes prisonniers et ramener ceux que j'avais éloignés du champs de bataille.
D'autres se retirent de ce champs de mort...

Je compte les morts ...
J'ai tué 100 personnes aujourd'hui ...
C'est 100 de trop...

Le reste de mon corps s'est transformé en le petit être que j'étais autrefois.

Le premier Staft Forest.

Les yeux fixes, baissés vers le sol, le corps immobile, sans souffle.

Je réfléchis.
Je réfléchis sur mes actes, sur ce que j'ai fait, sur ce que j'ai dit, sur ce que j'ai entendu.

J'ai voulu croire en Kaen, j'ai avoué officiellement que mon ancien moi n'avait pas d'amour.
Que mon jugement sur Alexei était faux... infondé.

Mais dans la dernière chambre...
Lorsque mon regard s'était posé sur Jialle lorsque j'ai vu sa tristesse, sa peine...


" Elle courrait juste après un rêve... un rêve que lui avait donné Kaen... "

Sans regarder, ma main se dirige vers celle que Alexei me tend.
Nous nous tenons mutuellement, mais je résiste lorsqu'il cherche à me relever.
Je ne veux pas me relever.
Pas encore...


****
Un combattant survole doucement là où se trouvait le cadavre de Gabriel, son œil fixé l'absence de son visage.
****
une machine traverse doucement sur une porte, guidé par ses visions, entrant dans le sanctuaire de Marmin.
****

Toujours sans regarder le prêtre, maintenant ma prise sur sa main.
Mon corps tremble face aux visions de mes autres machines.


" Je suis venu ... j'ai accepté de laisser ma fille seule pendant plusieurs semaines ...
Pour faire en sorte, qu'elle puisse vivre dans ce monde ... qu'elle ne puisse pas connaître l'horreur ... "


****
Le combattant observe avec attention la sépulture décorée... se demandant où se trouve l'homme qui avait fait tomber le guerrier.
****



" J'ai respecté ma promesse : éviter le plus de mort possible.
Je n'ai tué que ceux qui se montrait trop dangereux pour les autres ... "


" Nous avons affronté Jialle ... nous l'avons défait ...
Nous avons sauver des générations de personnes... "
" Nous leur avons éviter des années d'esclavage ..."



****
Je reste la tête baissé, un genoux à terre devant la trace d'un ancien corps marqué dans le sol...
****
Je dégage deux corps angélique des décombres...
****
Je reste immobile devant le corps en armure, la tête baissé...
****
Une rangée de corps attire mon attention...
****
Autrefois un démon...
****


Mon corps tremble sous les visions macabres...
" Gabriel ... Telagan ... Marmin ... Kaen ... Tes amis... Le mien ... "
Nous avons tous perdu quelque chose qui nous étaient chère dans cette guerre. "


Je souffle.
Je lève mon autre main.
Le collier de démon se décroche de la tunique du Khalien pour rejoindre ma main, que je rabaisse jusqu'à mon visage.


" Des morts ... que la Déesse Kaen me permet de revoir ... "

Je serre fort le talisman ...


" Pourtant ...
Mon corps s'agite enfin se tournant vers l'objet provenant du rocher.
"Ce qu'elle voulait, c'était juste réveiller un espoir... "

" Je suis aller voir la Kaen de la dimension de Gabriel ...
Je lui ai parler ...
La mort de sa Jialle l'avait peiné ...
Pour elle ... que Jialle gouverne ou non, n'avait aucune importance."

" Et pourtant, j'ai agis en pensant que c'était la meilleurs chose à faire."

" Alexei ... Dis moi ... pourquoi j'ai l'impression qu'elle ne mérite pas cette prison.
Dis moi donc pourquoi j'ai l'impression que nous avons fais ... n'est pas la meilleurs des choses à faire. "



Mon corps poursuit sa régénération. Il ne grandit pas encore, mais cherche à combler le vide qui le remplit.
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MessageSujet: Re: Tome 1 : Faire le vide, Episode 8 : Le chaos des théories (Staft) ; Tome 1: Certains l' aiment froide; Episode 8 : No power like air power (Alexei)   

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